C’est quoi un ingénieur : une émission pour découvrir le « métier » d’ingénieur

Il y a un an et demi tout juste, je publiais ici même ma toute première note de blog, « Dis papy, c’est quoi un ingénieur ». J’y racontais la difficulté que je ressentais, en intégrant une école d’ingé, de savoir concrètement à quoi ressemblerait mon quotidien une fois diplômé.

Mon propos se résume en un slogan : « Ingénieur : un métier qui fait rêver, mais une profession assez cachée » !

Vous avez été très nombreux à réagir et à apporter votre témoignage sur le métier d’ingénieur. A l’image de Beone, par exemple, qui explique que selon lui, « l’ingénieur est une personne qui, en étant spécialiste de rien, saura trouver les connaissances et les compétences nécessaires, par lui-même ou en s’appuyant sur d’autres personnes, pour faire aboutir un projet ». Ou encore, Rien, qui confie que « Ingénieur est à la fois un titre, un statut, un poste, un métier, et un niveau d’étude (le fameux « bac+5″). Sans parler de l’ingénierie qui est à la fois une discipline et une « méta-discipline » (« ingénierie informatique », « ingénierie physique », « ingénierie financière ») ».

Pas facile de s’y retrouver… J’ai, donc, décidé de vous donner la parole et j’ai réalisé des entretiens filmés avec des ingénieurs en poste. Ils m’ont parlé de leur parcours, de leur job au quotidien et de la vision qu’ils ont de leur profession.

Ces émissions seront à retrouver à partir du lundi 9 mai 2016 sur Demain.TV, Ma Chaîne Étudiante et ici même, sur Le Monde Campus. Alors rendez-vous la semaine prochaine pour découvrir la première de « C’est quoi un ingénieur », et d’ici là je vous laisse avec la bande annonce du programme !

Et d’ici là, rendez-vous sur Facebook et sur Twitter !

Un Français de 14 ans distingué par la Google Science Fair

Eliott Sarrey et son robot (DR)
Eliott Sarrey et son robot (DR)

Eliott Sarrey, 14 ans, est devenu dans la nuit de lundi à mardi 22 septembre le premier Français lauréat de la Google Science Fair, en remportant le prix « Incubateur » de ce concours scientifique où candidataient des jeunes du monde entier.  Voici son portrait, écrit cet été après qu’il a été sélectionné parmi les finalistes :

« Honnêtement, je ne réalise pas encore très bien tout ce qui est en train de m’arriver », confie Eliott Sarrey, 14 ans. Et pour cause. Le jeune homme qui s’apprête à entrer en classe de troisième fait partie des 20 finalistes internationaux retenus dans le cadre du Google Science Fair, un concours visant à récompenser les meilleurs jeunes scientifiques du monde entier.

Bot2Karot : un robot-jardinier connecté

L’idée qui lui a permis de se hisser jusqu’à la finale ? Un robot-jardinier accomplissant toutes les tâches d’un potager. Commandé depuis un smartphone, ce dernier permet aux personnes à mobilité réduite, ou bien à celles n’ayant pas énormément de temps à consacrer à l’entretien d’un jardin d’obtenir des fruits et des légumes.

Le robot d'Eliott en pleine action (DR)
Le robot d’Eliott en pleine action (DR)

« Il y a un réel engouement autour des jeux de jardinage sur téléphone,  explique Eliott, alors je me suis dit que ça pourrait être sympathique si on pouvait réellement obtenir des légumes avec son smartphone ».

Il y a quelques semaines, à l’occasion de sa qualification en demi-finale avec 89 autres participants, il confiait rêver, sans trop d’espoir, d’une qualification en finale. Désormais, c’est chose faite.

Prochaine étape : une présentation « in English » dans les locaux de Google

« J’ai reçu pas mal de mails de Google. J’ai des formulaires à remplir et une demande de visa à effectuer », détaille Eliott encore sous le coup de l’émotion. Mais ce n’est pas tout. La firme américaine, qui veut apprendre à mieux le connaître, lui a confié une caméra. « Je dois me filmer en dehors de ce projet, montrer à quoi je ressemble dans mon quotidien », explique Eliott.

Prochaine étape, pour le collégien : le 21 septembre avec un rendez-vous à la Silicon Valley pour présenter son projet face à des cadres de Google et des scientifiques.

Sa plus grosse difficulté ? Son niveau d’anglais d’élève de quatrième. Mais pas de souci, Google a tout prévu. « Ils m’ont demandé si j’avais besoin d’un interprète et j’ai dit qu’effectivement ça serait plus simple pour moi. Mine de rien il y a pas mal d’éléments techniques à expliquer et je ne suis pas sûr de tout savoir dire », confie-t-il, amusé.

Mais d’ici-là, Eliott ne compte pas chômer. « Je vais améliorer encore et encore mon prototype de Bot2Karot pour présenter une version bien aboutie au jury », explique le jeune Lorrain.

Une concurrence assez rude

Face à lui la concurrence sera rude. Entre un projet de « cheval de Troie moléculaire », un autre de « génération automatique de questions à partir de textes pédagogiques », ou encore une méthode permettant de « transformer des plumes de poulet en matériau de stockage de l’hydrogène et en biodiesel », le robot d’Eliott devra faire ses preuves.

Le gagnant de ce concours remportera près de 45 000€. Pour Eliott, cette somme lui permettrait de partir étudier une année aux États-Unis.

>>> Lire aussi le portrait d’Eliott réalisé à l’occasion de sa qualification en demi-finale : Eliott, 14 ans, un collégien français repéré par Google et pour davantage d’informations sur le projet d’Elliot, rendez-vous sur la page de son projet.

N’hésitez pas à me rejoindre sur Facebook et sur Twitter pour suivre mes prochaines publications.

Trois étudiants d’HEC créent un cahier de vacances numérique

équipe box
L’équipe de la box éducative (DR)

« Quand on étudie à HEC, on aime bien monter des projets, trouver des secteurs où l’on peut innover », explique Victor Grenier-Boley, étudiant en 2ème année de la prestigieuse école de commerce. À 21 ans tout juste et avec la complicité de 2 de ses camarades – Gonzague Dujardin et Alexandre Masse – il a monté sa start-up : « La box éducative ».

Le concept ? Fournir à des élèves du collège à la terminale des cahiers de vacances de mathématiques 100% numériques doublés d’un accompagnement personnalisé par un mentor.

Surmonter les lacunes des systèmes existants

Ce projet de start-up est parti d’un double constat des trois amis : « les livres de révision sont bien trop impersonnels pour les élèves et le soutien scolaire individuel souvent trop onéreux », détaille Victor. Alors ils ont une idée : mixer les deux systèmes pour tirer le meilleur de chaque.

C’est ainsi qu’en octobre 2014 le projet de box éducative voit le jour. À mi-chemin ente cahier de vacances et soutien scolaire personnel, cette box est composée de 15 séances de maths permettant aux élèves de revoir leur cours pendant les vacances.

« Tous les trois, nous avions déjà donné des cours individuels à des élèves venus d’horizons très différents. Alors on savait quelles difficultés un élève peut être amené à rencontrer », précise Victor.

De longues heures de rédaction et un suivi personnalisé

Pendant plusieurs mois, ils rédigent, donc, des cours de maths pour les élèves. Victor confie : « une séance complète me demandait environ 8 heures de rédaction. J’en ai rédigé près de 45… ».

Cours, exemples et exercices : chaque séance est conçue par les trois amis pour répondre au mieux aux interrogations des élèves.

Mais outre ces séances, il faut ajouter 2 devoirs corrigés individuellement et entraînant l’envoi d’un rapport à l’élève et ses parents. « Points forts, faiblesses, cours à revoir : on détaille à chacun des élèves ce qui va, ou ne va pas dans son devoir », ajoute Victor.

En outre, les élèves ont la possibilité d’envoyer des questions à leur professeur par correspondance pour éclaircir des points du programme.

« Pour le prix d’une heure de cours par correspondance (une trentaine d’euros environ), les élèves se retrouvent avec 30 heures de travail et un suivi personnalisé », précise le jeune étudiant.

Une expérience professionnelle enrichissante

Pendant ces vacances, pas de repos pour les trois amis qui reçoivent une dizaine de questions par jour.

Et s’ils indiquent, sur leur site internet, répondre en 24h, c’est souvent dans l’heure que les élèves reçoivent une réponse personnelle.

Cette expérience est surtout  l’occasion, pour les trois camarades, de découvrir le fonctionnement du monde de l’entreprise. Dépôt des statuts, gestion des clients et des commandes : à 21 ans tout juste ils sont en train de se forger une expérience très forte.

Un avenir prometteur

Pour la suite, ils espèrent bien continuer à mener à bien leur projet. « On est en train de réfléchir à la manière dont on pourrait développer un accompagnement sur toute une année scolaire » enchaîne Victor. Et si le projet fonctionne vraiment bien, ils n’excluent pas de réaliser une année de césure pour se consacrer à plein temps à son développement.

Et pour ce qui est de l’embauche de nouveaux collaborateurs ? « Pour l’instant, on arrive à s’en sortir tous les trois, explique Victor, mais si le travail devient plus important, on a déjà des professeurs qui nous ont indiqué qu’ils souhaitaient travailler avec nous ».

Français, histoire, philosophie : de nouvelles matières pourraient, bientôt, faire leur apparition sur leur site. Alors cet été, une chose est sûre : certains élèves vont boxer !

Retrouvez La box éducative sur internet, et n’hésitez pas à me rejoindre sur Facebook et sur Twitter pour suivre mes prochaines publications.

 

L’École Polytechnique à la recherche de nouvelles start-up

Vince11111 (CC BY 2.0)
Vince11111 (CC BY 2.0)

Depuis avril 2015, l’École Polytechnique a lancé le programme « X-Up » pour recruter et épauler de nouvelles start-up innovantes.

Accompagnement personnalisé, locaux sur le campus, conseils de mentor : une première promotion de 4 start-up a déjà intégré « X-Up » et Polytechnique est à la recherche de nouveaux projets pour rejoindre ses rangs à la rentrée.

Qui peut se porter candidat pour rejoindre « X-Up » ?

« Tout le monde peut postuler », explique Matthieu Somekh, responsable du Pôle Entrepreneuriat et Innovation de l’X. Il n’est, donc, pas nécessaire d’être étudiant de la vieille institution militaire. Le seul impératif est d’avoir un projet de création d’entreprise ou bien d’être dans les premières phases de création d’une start-up. La durée d’incubation est de 6 mois renouvelables.

Quels genres de start-up sont recherchées par Polytechnique ?

L’école est à la recherche de start-up disposant d’une forte dimension d’innovation technologique. Médical, big data ou encore objets connectés : les thématiques acceptées sont larges.

Que reçoivent les start-up de la part de Polytechnique ?

Les porteurs d’un projet recevront des locaux sur le campus de Polytechnique, un accès à un fablab, des ateliers, des rencontres et des conseils individualisés pour aider à démarrer l’activité.

Que doivent donner les start-up en échange ?

En échange de l’accompagnement d’un projet, Polytechnique récupère quelques parts de la start-up épaulée. C’est la seule contrepartie demandée aux porteurs de projet.

Pour davantage d’informations et candidater à ce programme, rendez-vous sur le site de l’École.

Et n’oubliez pas de me rejoindre sur Facebook et sur Twitter pour être mis au courant de mes prochaines publications.

Eliott, 14 ans, un collégien français repéré par Google

Eliott Sarrey et son robot (DR)
Eliott Sarrey et son robot (DR)

Eliott Sarrey, 14 ans, est devenu dans la nuit de lundi à mardi 22 septembre le premier Français lauréat de la Google Science Fair, en remportant le prix « Incubateur » de ce concours scientifique où candidataient des jeunes du monde entier.  Voici son portrait, écrit cet été après qu’il a été sélectionné parmi les demi-finalistes :

À 14 ans, Eliott Sarrey vient tout juste de terminer son année de quatrième et s’apprête à rentrer en troisième. Mais à l’heure où bon nombre de ses camarades se détendent joyeusement au soleil, lui a la tête ailleurs.

Et pour cause. Son projet de robot jardinier lui a permis de se hisser parmi les 90 demi-finalistes du « Google Science Fair », un concours récompensant les jeunes scientifiques du monde entier.

À 3 semaines de l’annonce des 20 finalistes sélectionnés par Google, retour sur le parcours d’Eliott.

Un robot-jardinier pour entretenir les potagers

Pour Eliott, tout commence il y a 4 mois tout juste. Sur la page d’accueil du moteur de recherche Google, il voit passer une Lire la suite « Eliott, 14 ans, un collégien français repéré par Google »