Qu’est devenu le jeune « Frenchie » repéré par Google pour son réveil olfactif ?

    Aymeric Le Cottier CEO Lexibook et Guillaume Rolland CEO Bescent (DR)

Il en a parcouru du chemin depuis ce mois de juin 2014 où Guillaume Rolland, alors âgé de 17 ans, devenait finaliste du Google Science Fair, prestigieux concours technologique organisé par le géant de l’Internet. L’idée qui lui permettait de se distinguer parmi les candidats du monde entier ? Un réveil capable de sortir ses utilisateurs de leur torpeur matinale… avec des odeurs.

Depuis, Guillaume a monté sa boîte, lancé deux levées de fonds, embauché 15 personnes, rencontré le Président de la République (qui était encore à l’époque Ministre) et écumé pas mal de plateaux de télé et de radio, son indéboulonnable sourire ancré sur ses lèvres. Et il ne compte pas s’arrêter là. Ce vendredi, Bescent (la société qu’il a fondée, ex-Sensorwake) annonce le lancement d’un nouveau réveil olfactif : le Sensorwake 2. Une version améliorée de son invention-phare.

Du garage à Google

Le réveil olfactif de Guillaume (DR)

« Je m’apprête à partir en Allemagne. Je vais participer à l’IFA, le plus grand salon high-tech d’Europe », lâche d’emblée Guillaume Rolland, désormais la vingtaine. Au son de sa voix, on perçoit tout de suite un mélange d’excitation et de pression.« C’est une grosse rentrée pour la boîte. On va lancer une nouvelle version du réveil olfactif, qui a pris en compte tous les retours des utilisateurs. On va également lancer une gamme de réveils sous licence Disney et Minions grâce à un partenariat avec Lexibook ».

Il paraît loin le temps où Guillaume peaufinait le prototype du réveil olfactif seul dans son garage. En 2014, il envoie sa candidature au Google Science Fair, concours qui récompense les jeunes inventeurs du monde entier. Et surprise : quelques mois plus tard, il accède à la demi-finale puis à la finale de cette compétition. « Je n’en revenais pas quand Google m’a contacté pour m’annoncer la nouvelle, se souvient Guillaume, ça a été un formidable coup d’accélérateur pour mon projet ».

Quelques mois après le concours, une levée de fonds sur kickstarter lui permet de lancer la production de ses premiers réveils. « En fait, on avait mis en place un système de pré-commande qui a bien fonctionné », précise Guillaume. Mais quelques pépins s’accumulent sur le chemin et la production est plus longue que prévue, « les aléas de la vie d’entrepreneur ». La commercialisation de son réveil est un succès. 20 000 exemplaires sont écoulés en France, aux Etats-Unis et en Angleterre et plus de 100 000 cartouches sont achetées « preuve que le produit plaît », se félicite-t-il.

1,6 millions d’euros et des partenariats prestigieux pour le nouveau Sensorwake

Le sensorwake conçu pour les enfants (DR)

Pour produire son nouveau réveil, Guillaume Rolland a cette fois opté pour une levée de fonds auprès de capitaux privés. « Des sociétés comme Givaudan, la BNP Paribas et d’autres fonds d’investissement ont décidé de nous faire confiance et de nous aider à développer encore notre activité ». Résultat ? 1,6 millions d’euros récoltés en quelques mois.

Un budget qui lui permet de repartir en phase de R&D autour de son réveil. « On a reçu beaucoup de retours de la part de clients sur ce qui allait et ce qui allait moins, confie Guillaume. Nous avons mis en place une fonction snooze, une pile mémoire et même des mélodies pour accompagner un réveil en douceur ». Guillaume s’est aussi associé au spécialiste des jeux pour enfant Lexibook pour développer une gamme de réveils olfactifs pour les enfants aux couleurs de la Reine des neiges et des Minions. Des partenariats ont été signés avec Disney et Universal Studios pour l’occasion.

Fort de ses erreurs, Guillaume ne s’est, cette fois, entouré que d’industriels de confiance. Pas question de retarder l’envoi des premiers réveils prévu à la fin du mois d’octobre.

Les galères de la vie d’étudiant-entrepreneur

Guillaume et son réveil (ça ressemblerait presque au titre d’un livre pour enfant ;p ) (DR)

Il y a trois ans, Guillaume Rolland lançait sa boîte en même temps qu’il débutait un cursus d’ingénieur à l’Université de technologie de Compiègne. Si très vite l’école lui propose un cursus « entrepreneur-élite » adapté à son profil atypique, il prend la décision de mettre un terme à ses études. « C’était très compliqué de jongler entre ma vie d’étudiant et d’entrepreneur, soupire Guillaume. Si je voulais réussir le lancement du sensorwake, il fallait que je m’y consacre à 100% ». Il rejoint donc la liste d’entrepreneurs comme Xavier Niel (qui avait arrêté sa maths sup pour monter sa boîte) ou Mark Zuckerberg (qui avait, lui, abandonné la prestigieuse Université Harvard).

Mais il n’exclut pas un retour par la case école dans quelques années. « Le quotidien d’entrepreneur m’a fait monter en compétences dans plein de domaines différents, détaille-t-il. Que ce soit la finance, la communication ou le marketing, j’aimerais bien faire reconnaître mon parcours à travers un MBA ».

Mais pour l’heure, la rentrée (non-scolaire) de Guillaume s’annonce chargée. Avec la commercialisation de ses deux nouveaux produits, donc, mais également le lancement du réveil au Japon (« un gros marché potentiel », confie-t-il), ou encore le développement d’Oria, un objet-connecté pour améliorer la qualité de notre sommeil. Après s’être occupé de nos réveils difficiles, il compte améliorer nos nuits agitées. Un vaste programme.

« N’oublie pas de préciser qu’on recrute ! J’aime bien recevoir des candidatures spontanées », glisse malicieusement Guillaume Rolland en guise de conclusion à notre entretien. Le message est passé.

Guillaume Ouattara, blogueur-invité Le Monde Campus

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Mes premiers jours sur un campus américain

ctj71081 (CC BY 2.0)

La première chose qui m’a frappé quand je suis arrivé sur le campus de l’Université de Valparaiso dans l’Indiana, il y a un an, pour un semestre d’échange, c’est la taille des bâtiments. Tout était grand, démesuré, et je dois avouer que les premiers jours il m’est arrivé de me perdre dans cet immense campus. J’avais bien la petite carte qui m’avait été remise lors de mon arrivée, mais je ne comprenais rien à l’organisation des bâtiments. La seconde chose qui m’a marqué, c’est la quantité de parkings qu’il y avait autour des bâtiments. J’avais l’impression d’être arrivé au beau milieu d’une zone commerciale. J’ai bien vite compris que la voiture était le moyen de locomotion privilégié par les étudiants.

Après vous avoir détaillé comment je suis parti étudier aux états-unis, voici le second épisode de mon feuilleton « Ma Vie Aux USA », dans lequel je vous propose de revenir sur mes premiers jours sur mon campus américain.

« Vais-je réussir à me faire comprendre par les Américains ? »

La pluie tombait à torrents lorsque j’ai atterri à l’aéroport de Chicago fin-août 2016. C’était mon tout premier jour aux USA et je ressentais un mélange d’excitation et d’appréhension. La question principale qui me tracassait était : “vais-je réussir à comprendre/me faire comprendre par les Américains ????” Je dois confier que je n’étais pas des plus à l’aise en anglais. J’avais, bien sûr, fait une petite cure de séries américaines en VO sous-titrée VO avant de venir mais je n’avais jamais pratiqué en condition réelle (il y avait bien eu quelques exposés en cours d’anglais, mais je ne suis pas certain d’y avoir brillé). Mais au-delà de mes craintes, j’avais surtout très envie de découvrir la culture américaine et la vie sur le campus.

L’un des bâtiments du Campus

Bref, en entrant dans la voiture du membre du service international de la fac venu me chercher après un petit trajet en bus depuis l’aéroport, je n’en menais pas large. Et je me souviens avoir fait des efforts surhumains pour écouter/parler en anglais avec lui. Ce n’était pas tant que je ne comprenais pas ce qu’il me disait, mais je n’avais aucune confiance en moi et j’avais peur d’en louper un morceau, de faire un contre-sens. Après cette première épreuve, j’ai donc fait mon entrée sur cet immense campus… complètement vide ! La rentrée des élèves internationaux s’effectue quelques jours avant celle des Américains (histoire de se familiariser avec les lieux avant qu’ils n’arrivent).

Mes premiers jours sur place furent donc placés sous le signe de la découverte. Conférences de membres de l’administration, visites guidées du campus et même petites boums organisées par l’université, ces premiers pas sur le campus ont également été l’occasion de rencontrer d’autres étudiants venus de pays différents. Il y avait des profils extrêmement variés. Moi qui étais habitué, depuis plus de 3 ans, à côtoyer des élèves ingénieurs, voilà que j’étais propulsé avec des étudiants d’école de commerce allemands, des élèves hollandais en césure ou encore des fakheux français. Une diversité de profils que j’ai pu apprécier tout au long de mon séjour.

Aux USA, mieux vaut ne pas tomber malade

Les amphis de présentation (DR)

Mais ces premiers jours étaient également l’occasion d’apprendre énormément d’informations sur le fonctionnement et les règles de vie d’un campus américain. A commencer par la santé, tout d’abord. En France, les démarches pour s’inscrire à une sécurité sociale étudiante sont relativement simples. Cocher une case sur un formulaire et payer 200€. Aux USA, c’est nettement moins aisé. D’abord, le prix de l’assurance santé est multiplié par 10 ( 🙂 ). Ensuite, il faut remplir tout un formulaire de santé pour prouver que l’on n’arrive pas ici avec une maladie grave et contagieuse. Je ne m’étais pas du tout intéressé à ce formulaire de santé avant d’arriver sur le campus. CRUELLE ERREUR !

Il fallait pouvoir justifier de TOUS LES VACCINS que j’avais faits depuis l’enfance. Absolument tous. Et, dans ma grande intelligence, j’avais omis d’apporter mon carnet de santé… Après me l’être fait scanner, j’ai dû jouer les traducteurs auprès de la secrétaire médicale du campus et lui expliquer que le vaccin MMR aux USA s’appelle ROR en France. J’ai échappé de peu à une re-vaccination… Ensuite, il m’a fallu faire un test de tuberculose obligatoire pour tous les étudiants entrants. Je ne ressentais pas de symptômes particuliers, mais j’ai bien vite compris que cette maladie était la hantise de l’administration. Alors je me suis plié bien volontiers à la petite injection de produit dans le bras qui gonfle et s’infecte en cas de maladie…

Dernier point important de ces formalités médicales : la présentation du système de soin aux USA. A l’issue des différentes explications que nous avions eues, j’ai compris une chose : il fallait à tout prix que je ne tombe PAS malade sur le campus. Aux US, le système de santé est un savoureux mélange entre hôpitaux publics, privés et cliniques TRÈS ONÉREUSES. En cas de maladie ou d’accident, il ne faut pas se précipiter dans le premier dispensaire de santé que l’on croise au risque de payer très cher. C’est, en tout cas, ce que j’avais retenu sur place.

« Think about it ! »

Une autre présentation a marqué mon esprit. C’est celle du policier du Campus (car l’Université dispose de son propre commissariat). Outre les règles relatives à la consommation d’alcool (totalement prohibée sur le campus et dans les dortoirs), de cigarettes (elles-aussi bannies du campus) ou de drogue, il nous a parlé des contrôles routiers. Aux Etats-Unis, beaucoup d’incidents avec la Police ont lieu durant ces contrôles, c’est donc un point critique. Il nous a donné quelques “tips” en cas de contrôle routier : ne pas sortir de son véhicule, garder les mains sur son volant, prévenir l’officier de police lorsque l’on doit récupérer un document dans son sac. Il y a quelques jours, je suis tombé sur une vidéo du département de Police de Miami qui reprenait, mot à mot, les conseils qui nous avaient été donnés.

Dernière présentation marquante : celle intitulée “think about it”. Il s’agissait d’une présentation vidéo pour mettre en garde contre les abus qui peuvent avoir lieu dans un campus. Sur le moment, la vidéo et les conseils qui nous avaient été donnés prêtaient à sourire. Ne suivez pas un.e étudiant.e sur le campus, demandez toujours son consentement à un.e camarade etc. Mais en réalité sur un campus on est comme dans une petite bulle, à côtoyer les mêmes personnes, le même environnement. Et une dérive peut très vite arriver… Pour illustrer cette notion de consentement, un parallèle était établi avec la consommation de thé. Je vous laisse regarder :

Outre toutes ces formalités administratives, ces “journées d’orientation” étaient vraiment un très bon moyen de s’imprégner de la vie du campus et de rencontrer d’autres étudiants. Elles furent également l’occasion de choisir mes cours, rencontrer des professeurs, échanger avec le service international etc. Voici une vidéo qui illustre l’atmosphère qui régnait lors de ces journées.

Voilà, donc, pour mes premiers jours sur le campus. Je vous donne rendez-vous demain pour la suite de mon feuilleton « Ma Vie Aux USA » et je vous parlerai des méthodes de travail dans une fac américaine… aux antipodes de ce que j’avais pu vivre jusqu’alors !

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>> Lire aussi : Comment je suis parti étudier aux USA

Comment je suis parti étudier aux États-Unis

Mike Mozart (CC BY 2.0)

A quoi ressemble la vie sur le campus d’une fac américaine ? Comment se déroulent les cours dans la langue de Shakespeare ? Combien coûte une scolarité complète ? Les fraternités existent-elles vraiment ? Quel niveau d’anglais pour survivre de l’autre côté de l’Atlantique ? Ce sont autant de questions que je me posais il y a un an tout pile au moment de décoller pour un semestre d’échange aux Etats-Unis.

Chaque mardi cet été, je vous proposerai une plongée au cœur du campus de l’Université de Valparaiso, dans l’Indiana, à une heure à peine de Chicago, où j’ai posé mes valises entre août et décembre dernier.

Et pour inaugurer cette saga de l’été, je vous propose de revenir sur une question cruciale : comment faire pour partir étudier aux USA ?

« Nous avons le regret de vous annoncer que vous n’avez pas été sélectionné pour étudier à Valparaiso »

Il y a une multitude de façons d’aller étudier de l’autre côté de l’Atlantique (détaillées à la fin de l’article). Pour ma part, tout s’est fait dans le cadre d’un semestre d’échange organisé par mon école d’ingé. Etudiant à l’Université de technologie de Compiègne, j’ai découvert un peu par hasard que mon école venait d’ouvrir un partenariat avec une petite université privée de l’Indiana. Chaque année, 2 étudiants de l’UTC partent étudier aux US tandis que 2 étudiants américains viennent étudier en France. Après avoir longuement réfléchi et discuté avec un étudiant ayant suivi ce programme, j’ai décidé de déposer ma candidature.

Nous sommes alors en septembre 2015, un an avant mon possible départ. Pour candidater, les démarches étaient relativement simples : fournir une lettre de motivation détaillée et un relevé de notes au service des relations internationales de mon école. Nous étions une trentaine d’étudiants à nous porter candidat, et après quelques semaines d’attente, un petit mail m’attendait dans ma boîte étudiante : « Nous avons le regret de vous annoncer que vous n’avez pas été retenu pour partir à l’université de Valparaiso en septembre 2016. Nous vous proposons, cependant, de partir un semestre à l’Université de Kosice en Slovaquie ». #tadadam (musique dramatique)#

J’imagine la réaction du lecteur médusé : « attendez, quoi ??? Il nous ment depuis tout ce temps et n’est jamais allé aux USA ??? ». Eh bien oui. Ce départ a failli ne jamais avoir lieu. Sélection oblige, le jury n’avait pas retenu ma candidature. Passée la déception, vint le temps des questionnements : « Aller en Slovaquie, ou pas ? Et puis d’ailleurs, c’est où Kosice ? ». Renseignements pris, les cours étaient dispensés en Anglais et le cursus plutôt intéressant…

Mais quelques jours après ce mail de refus et des échanges avec mon responsable de cursus, coup de théâtre et nouveau mail : « Suite au désistement d’un étudiant, nous avons le plaisir de vous informer que vous êtes retenu pour un départ à Valparaiso, dans l’Indiana ». Remerciements divins et danse de la joie passés, prise de conscience : je vais partir aux États-Unis !!!

De trèèèès nombreuses formalités

Alors que je pensais avoir passé le pire, le plus gros des formalités m’attendait désormais. Première étape : prouver que j’avais un niveau d’Anglais suffisant pour étudier un semestre complet aux US. Traditionnellement, les étudiants doivent obtenir un score minimum à un test de langue (TOEFL, TOEIC…). C’est un moment souvent stressant et beaucoup doivent passer plusieurs fois ces tests onéreux pour prouver qu’ils parlent bien anglais. Pour ma part, j’ai eu la chance d’échapper à cette sélection. Je n’ai eu qu’à passer un entretien d’une dizaine de minutes dans la langue de Shakespeare avec une enseignante de l’école qui avait pour mission de s’assurer que je comprenais ce qu’elle me disait (et ce fût le cas).

Cette phase de sélection passée, d’autres joyeusetés m’attendaient. Financières, d’abord. L’université demandait à ce que les étudiants étrangers puissent justifier qu’ils disposaient de 6500$ sur un compte en banque. Car bien que le partenariat me permette d’être exonéré des frais de scolarité colossaux, je devais tout de même m’acquitter d’un certain nombre de frais sur le campus. Je détaillerai davantage dans un autre billet le coût d’une scolarité et les bourses qui peuvent exister. En tout cas ce fût l’occasion pour moi de demander mon tout premier prêt étudiant.

« Ne dites surtout pas que vous voulez rester après votre échange » !

L’ambassade américaine par Krokodyl — Photographie personnelle, CC BY 3.0,

Ensuite, j’ai dû obtenir le visa étudiant J1 en suivant des démarches relativement simples et bien guidées. Il faut remplir énormément de formulaires sur internet, répondre à des questions parfois très directes (« envisagez-vous de venir sur le territoire américain pour commettre des actes criminels ? »), s’acquitter d’un certain nombre de frais et obtenir un rendez-vous avec l’ambassade.

L’élément principal que j’ai retenu de toutes ces formalités, c’est qu’il faut toujours préciser qu’une fois notre scolarité américaine terminée, on rentrera bien dans notre pays d’origine. L’université de Valparaiso nous avait fourni une brochure assez drôle sur ce qu’il fallait dire ou ne pas dire lors de son rendez-vous à l’ambassade : « si on vous demande, dites que vous ne souhaitez pas rester sur le territoire après vos études, et même si vous voulez trouver un job une fois diplômé, ne le mentionnez surtout pas », ou encore « si un membre de votre famille a été aux US pour étudier et est revenu dans son pays natal juste après, mentionnez-le, ça pourra jouer en votre faveur ». L’objectif des services d’immigration est de s’assurer que personne ne reste au-delà de la période de validité de son visa.

Si ces conseils peuvent prêter à sourire, ils se sont en fait révélés très précieux. Un peu angoissé par toutes ces informations, je me suis bien préparé pour mon entretien à l’ambassade. Je savais que répondre et comment justifier les questions éventuelles de l’agent avec qui j’échangerai. Et tout s’est bien passé. Mais juste avant moi dans l’ambassade, une jeune femme tentait elle-aussi d’obtenir un visa pour développer son entreprise aux USA… visa qui lui fut refusé, ses justificatifs paraissant quelque peu bancals. De quoi mettre la pression.

Quelques jours après ce rendez-vous, le graal est arrivé dans ma boîte aux lettres : mon passeport avec un visa tamponné ! J’avais obtenu la permission officielle de rentrer sur le territoire américain… Le début d’une grande aventure.

Fin de ce premier épisode de cette saga #MonSemestreAuxUSA. La semaine prochaine je vous ferai découvrir mes premiers jours aux Etats-Unis. Avant de vous laisser, voici un petit guide pratique des différentes façons de partir étudier aux USA ainsi qu’un article très complet qui détaille toutes les infos à savoir pour partir étudier aux USA.

Étudier aux États-Unis : mode d’emploi !

Il existe de nombreuses façons de partir étudier aux USA. Voici les 4 cas de figure que j’ai pu rencontrer sur mon campus :

1- Faire une année de césure après le bac : de nombreux organismes privés proposent aux élèves de faire une année de césure aux US juste après le bac (ou plus tard dans leurs études). Souvent onéreux, ces programmes peuvent néanmoins se révéler très intéressants pour améliorer considérablement son Anglais et commencer à étudier des matières qui vous intéressent (et accessoirement vous donner du temps pour choisir votre voie). Et qui sait, comme plusieurs étudiants que j’ai rencontrés, cette année de césure se transformera, peut-être, en scolarité complète aux USA.

2- Partir dans le cadre d’un échange/double-diplôme avec votre école : c’est la voie d’accès à une scolarité aux US la plus répandue. Plusieurs situations existent. Comme moi, vous pouvez partir pour un semestre en étant exonéré de frais de scolarités et en ne payant que les frais de vie sur le campus. Mais si vous souhaitez obtenir un diplôme à l’issue de votre échange, il vous faudra le plus souvent vous acquitter des lourds frais de scolarité. Dans tous les cas, que vous soyez à la fac, en école de commerce ou d’ingénieurs, renseignez-vous sur les destinations possibles.

3- Étudier aux US directement après le bac : une autre option envisageable est d’effectuer l’intégralité de votre scolarité dans le supérieur aux Etats-Unis. Un cursus complet undergraduate dure 4 ans, il vous permet d’obtenir un bachelor. Beaucoup d’étudiants s’arrêtent une fois ce bachelor obtenu. Mais vous avez également la possibilité de continuer dans un Graduate Program (Master, PhD…). Sachez qu’à moins de viser une filière bien précise (médecine, ingénierie…), la première année de votre cursus vous permettra de découvrir de nombreux enseignements avant de vous spécialiser dans la branche qui vous passionne. Un fonctionnement bien différent de l’ultra-spécialisation requise dans le système universitaire français et qui pourrait nous inspirer (je dis ça comme ça…).

4- Se faire recruter en tant que sportif de haut niveau : Si vous avez un talent exceptionnel dans un sport (niveau départemental minimum) et de bons résultats scolaires, vous pouvez tenter de vous faire recruter par une fac américaine pour intégrer une équipe sportive. Tennis, basket, volley, foot : une large gamme de sports est ouverte. Le grand avantage de cette voie d’accès c’est que vous serez exonéré des frais d’inscription. Mais en contrepartie votre scolarité ne sera pas de tout repos. Pour en savoir plus, je vous invite à consulter cet article très complet. Des organismes existent pour vous mettre en relation avec des universités américaines. Sur mon campus j’ai croisé un basketteur espagnol, un footballeur belge et un autre anglais. Alors foncez !

Et si vous connaissez d’autres voies d’accès à un campus américain, n’hésitez pas à les partager en commentaire !

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Dans les coulisses des oraux de Polytechnique

Ecole Polytechnique (CC BY-SA 2.0)

Du 19 juin au 16 juillet 2017 se tiennent les épreuves orales de la prestigieuse École Polytechnique. Après 2 années intensives en classe préparatoire, quelques 900 candidats ont la chance de pouvoir se présenter à cette étape décisive. Au programme ? Maths, physique, analyse de documents scientifiques, français ou encore langue vivante (pour ceux qui le désirent).

A la fin de ces longues semaines d’épreuves, ils ne seront plus que 400 (sur les plus de 4000 inscrits) à intégrer les rangs de l’école militaire. Autant dire que la sélection est drastique… Il y a 2 ans, j’ai pu assister à plusieurs oraux de l’X (le nom donné à Polytechnique). Je vous propose de (re-)découvrir le récit que j’en avais fait.

« Les candidats tuent le temps »

9h30, à l’École Polytechnique. Une dizaine de candidats patiente sagement sur les chaises installées face aux salles d’oraux.

Dans les locaux de l’X, cette future élite relit fébrilement quelques cours à la dernière minute, joue sur son téléphone ou encore feuillette une revue qui traîne dans le coin. En clair, ils tuent le temps avant de, peut-être, se faire eux-mêmes tuer… Bon, j’exagère sans doute un peu, mais en tout état de cause ils jouent leur vie entière sur ces oraux.

3 candidats, 3 matières, 3 heures : tel est le programme de ma journée chargée.

Première épreuve : les mathématiques

Rendez-vous est donc pris à 9h50 pour ma première épreuve de la journée : les mathématiques. Quelques jours avant les épreuves, j’ai rempli un formulaire sur internet me permettant d’assister à ces oraux. 48h plus tard, j’ai reçu ma convocation par e-mail et le tour était joué.

Devant la salle, un candidat à la longue chevelure brune patiente en tripotant sa montre. Je lui demande si je peux assister à son oral, il me répond qu’il n’y voit pas d’inconvénient. Car, bien que ma convocation me permette de me présenter devant la salle, élève ou professeur peuvent encore s’opposer à ma présence.

La porte s’ouvre, un prof souriant s’avance et appelle le candidat qui rentre – et moi aussi. Installé au fond de la salle, je peux voir le tableau tout entier. J’ai une interdiction formelle d’utiliser mon téléphone (que j’ai dû laisser à l’entrée), ou de prendre des notes. Je dois être totalement invisible et ne surtout pas déranger le candidat qui compose.

Un peu comme une khôlle de maths, l’épreuve débute très rapidement. L’examinateur dicte un énoncé succinct à l’élève qui l’écrit tout en haut à gauche de son large tableau noir. Ensuite, la machine mentale se met en place.

L’élève passe quelques minutes à fixer l’énoncé au tableau. Je retiens mon souffle, me demande s’il va sécher. Mais non, il commence à écrire quelques mots au tableau tout en dialoguant avec l’examinateur. « Bien, donc je pense qu’un petit schéma me permettra de bien illustrer mon propos ». « Je vous en prie, faites donc ».

Un dialogue mathématique intense

C’est un véritable dialogue mathématique qui s’engage entre l’élève et son examinateur. De nouvelles questions viennent se greffer aux 2 questionnements initiaux. Parfois l’élève s’arrête dans son flux de parole, regarde fixement en direction des symboles qu’il vient d’inscrire à la craie, prend son souffle et repart dans de nouvelles explications.

Un constat s’impose : les élèves présents ce matin pour passer les oraux ne sont pas là par hasard, ils ont déjà passé la difficile sélection des écrits et font, donc, partie des meilleurs élèves scientifiques de la France entière.

Pas de stress ni de tension palpables dans la salle. L’examinateur est attentif, à l’écoute des réponses du candidat. Parfois il l’aiguille en lui posant d’autres questions. À chaque fois l’élève trouve la réponse et replonge dans son exercice.

Après 45 minutes de ce jeu de question-réponse, l’exercice se clôt, et j’aurais presque envie d’applaudir le candidat pour avoir réussi avec tant d’aisance son exo. Mais je me ravise, ça n’est clairement pas l’endroit pour une telle démonstration. Le professeur lui donne un second exercice pour clôturer cette heure d’épreuve.

Ce second énoncé est nettement plus calculatoire. Je comprends quelques mots, mais pas tout. Mon année passée en maths sup et les cours de maths que je suis en école d’ingé ne sont pas suffisants pour faire face à cette densité intellectuelle.

Le candidat paraît moins à l’aise, plus hésitant. Mais on sent qu’il dispose d’un certain nombre d’automatismes qui lui permettent de reprendre le dessus. Il termine l’exercice en une dizaine de minutes. L’examinateur lance une dernière question ardue pour le tester jusqu’au bout. Il hésite, trace quelques schémas et donne la réponse.

L’examinateur paraît satisfait, l’élève soulagé. Il peut quitter la salle.

Bien loin de l’ambiance anxiogène de certaines classes prépa

Tout au long de cette épreuve, un constat s’est imposé à moi : « ça n’est finalement pas si horrible que cela ». Bien sûr, le candidat avait visiblement quelques facilités en mathématiques (c’est peu de le dire).

Mais même quand il faisait fausse route, partait dans des raisonnements trop bizarres, l’examinateur le reprenait sans animosité, lui demandait de revenir à son point de départ et de réfléchir autrement.

Bref, on est très loin du souvenir assez anxiogène que m’avaient laissé certaines des khôlles de maths et de physique que j’avais subies en maths sup. Aujourd’hui, pas de remarques blessantes, dégradantes, ni de regards réprobateurs à l’horizon. Simplement un test pour voir jusqu’où le candidat est capable d’aller.

Après les maths, le français !

Pour l’épreuve de français, le constat est le même. Cette fois encore, l’accueil de l’examinatrice est plutôt cordial. C’est une candidate qui prend place face à elle. Elle vient de préparer durant une demi-heure un texte que lui avait fourni l’examinatrice.

S’il m’est impossible de révéler l’œuvre exacte dont il fut question dans cet entretien, je peux toutefois dire que c’était un texte sur une question de société. L’épreuve mêlait connaissances de littérature, de philosophie et même un peu de sociologie.

Après un résumé synthétique et un commentaire plutôt bancal, la candidate est soumise à une batterie de questions. Ces questions au spectre très large font appel à des souvenirs de cours de seconde et de première en Français. Citer des courants littéraires, le nom de philosophes ayant traité du sujet : la candidate n’est visiblement pas très à l’aise avec cette épreuve.

Elle balbutie quelques réponses, sèche à plusieurs reprises sur des questions de l’examinatrice. Il faut dire que cette épreuve de français n’est pas la plus importante pour ce concours. Mais bon, ce sont toujours des points à gagner.

Nettement moins détendue que son camarade en maths, derrière ses épaisses lunettes elle fouille parmi ses notes pour trouver des réponses qu’elle ne donnera finalement pas.

Fin de l’épreuve pour elle, sans doute estime-t-elle la note qu’elle aura en sortant de la salle, mais il lui faut passer à autre chose ; le reste de ses concours l’attend.

La physique pour clôturer la journée

Après un repas des plus frugaux (pour certains candidats dehors, sous le soleil caniculaire qui régnait alors en juillet 2015), j’assiste à ma dernière épreuve de la journée : la physique. Je ne crois pas trop m’avancer en disant qu’il s’agit de la matière la plus redoutée par les élèves de la filière MP (Maths physique) dont je suis les oraux.

Un élève aux cheveux blonds, coupés courts, et au regard bleu très clair patiente fébrilement devant la salle. Comme les deux autres, il accepte bien volontiers que j’assiste à son oral. À vrai dire je me demande si cette présence d’une troisième personne les inquiète ou les rassure… Je ne suis pas le seul, en tout cas, à m’être déplacé pour voir ces oraux puisque dans les couloirs de cette très prestigieuse école d’ingénieurs patientent d’autres « auditeurs ». Pour la plupart, ce sont des élèves de première année de prépa venus voir à quoi ressemblaient les oraux de Polytechnique.

L’examinateur vient nous chercher et donne un énoncé des plus courts à l’élève. La question porte sur de la mécanique dans une station spatiale (il faut le faire !) et mêle plusieurs chapitres vus en première et en deuxième année de prépa.

L’élève se lance ensuite dans des équations, ressort des théorèmes de cours. Et, contrairement à l’épreuve de maths où les sentiers sont bien balisés, cette fois l’élève mène son exercice par lui-même. Il revient, parfois, sur des calculs précédents, ajoute des inconnues, en retire d’autres.

« Je pense qu’il y a un petit souci »

À la fin de longs calculs bien compliqués et après une bonne demi-heure de travail, il obtient un 0. Pas sa note (!!!), mais son résultat final.

« – Je pense qu’il y a un petit souci…, lance-t-il inquiet.

– Oui, effectivement, vos approximations sont fausses, lui répond l’examinateur ».

Il reprend donc son calcul, efface puis rajoute des éléments. Le professeur est moins présent que celui de l’épreuve de maths de ce matin, mais là encore on est bien loin du cliché du méchant prof cherchant à mettre des bâtons dans les roues de l’élève.

Ce dernier n’ira pas au bout de l’exercice. Pas assez de temps. Pour le tester une dernière fois, l’examinateur pose une question à laquelle il répond sans grande conviction. Il range ses affaires et sort de la salle.

A l’époque où j’assistais à ces oraux, il m’était bien difficile de savoir quel serait son résultat. De confidences obtenues par des élèves passés par ces oraux, le fait de terminer ou non un exercice n’est pas ce qu’il y a de plus important durant le concours. Il faut, avant tout, montrer ses capacités, être réactif par rapport aux indications de l’examinateur. Pour ce blondinet venu de Nancy, le contrat semble rempli.

Magie du temps qui passe, j’en sais plus sur ce qu’il est advenu à ce jeune candidat. Visiblement l’oral de Physique avait été convaincant puisqu’il faisait parti de la liste des admis à l’X ! Mais c’est finalement vers les bancs de l’ENS qu’il avait choisi de se diriger.

Un bilan mitigé

Fin de ma journée dans les locaux de cette école, il est temps pour moi de regagner mon petit train-train. C’est une expérience assez forte que d’assister à de tels oraux, voir comment la matière grise peut chauffer à plein régime. D’ailleurs, je conseille à tous les élèves de première année de prépa d’aller faire un tour dans ces salles d’examens. Une bonne manière de voir ce qui les attend l’année suivante. Et plus généralement, c’est toujours intéressant de connaître les secrets de fabrique des élites.

Il y a 2 ans, je concluais ma note de blog en ayant un regard assez mitigé sur ces épreuves. « D’un côté, le fait de voir que les examinateurs sont très humains et ne cherchent pas à détruire les candidats me rassure quelque peu. Mais de l’autre, voir ces mêmes candidats jouer leur vie toute entière sur une heure d’épreuve me rend quelque peu sceptique », écrivais-je alors à l’époque. « Celui qui a la chance de tomber sur le sujet qu’il maîtrise à la perfection pourra rentrer dans cette école élitiste. Celui qui, au contraire, tombe sur un sujet qu’il n’aime pas devra se contenter de moins bien, poursuivais-je. C’est la vie  pourrait-on dire, mais quelle drôle de vie, quand même, à 20 ans tout juste…».

Deux ans plus tard, mon avis n’a pas tellement évolué. Drôle de système tout de même que de mettre des étudiants de 20 ans à peine dans une compétition si féroce. Mais le jeu en vaut la chandelle, et s’ils s’y retrouvent, c’est l’essentiel !

Retrouvons-nous sur Facebook et sur Twitter pour poursuivre la discussion.

Bac STMG 2017 : les candidats ont planché sur des sujets involontairement dévoilés hier

Pete (CC BY 2.0)

Nouveau coup dur pour les élèves de la filière technologique du bac 2017. Après une fuite des sujets de philosophie jeudi 15 juin et la distribution d’un sujet d’Espagnol LV1 déjà tombé (obligeant les élèves à repasser l’épreuve), les sujets d’éco-droit sur lesquels les candidats ont composé ce matin ont été distribués par erreur hier au lycée Duhamel de Dole (dans le Jura).

Cette fuite aurait dû entraîner le recours à un sujet de secours, mais c’est bel et bien le sujet divulgué hier sur lequel les candidats ont planché ce matin et qui a été envoyé aux médias. Malgré ce couac, les bacheliers n’auront pas à repasser l’épreuve, nous apprend le Ministère.

Des sujets qui s’échangent sur Twitter

Plusieurs tweets, hier, faisaient état de soupçons de fuite de l’épreuve d’éco-droit.

 

Une erreur de distribution qui a laissé le temps aux candidats d’apercevoir l’intitulé exact du sujet qui se partageait dès hier sur Twitter : « la question était : la croissance économique est-elle compatible avec le développement durable ». Des centaines de candidats se sont transmis l’info, mais beaucoup imaginaient devoir composer sur un autre sujet.

Les élèves ont composé sur un sujet fuité

Mais surprise ce matin : alors que les élèves s’attendaient à devoir plancher sur un sujet de secours, ils sont bels et bien tombés sur le sujet divulgué hier. Le système des sujets de secours qui avait, jusqu’à présent, fait ses preuves n’a semble-t-il pas marché. Pourtant, d’après nos informations, le proviseur du lycée avait immédiatement remonté le problème au rectorat.

Les sujets communiqués ce matin aux médias sont ceux qui s’échangeaient dès hier sur les réseaux sociaux.

 

Contacté, le Ministère confirme ce cafouillage de taille mais précise que les candidats ne devront pas repasser l’épreuve. « Nous allons mettre en place un ajustement du barème qui pourrait conduire à l’annulation de la question qui a fuité, nous confie le Ministère. Mais il n’est pas question de faire repasser les candidats sur un autre sujet ». En fin d’après-midi, le Ministère précise que « la neutralisation de l’épreuve est désormais l’hypothèse envisagée » mais précise toutefois que « ce sont les réunions d’harmonisation des correcteurs qui permettront de prendre la décision définitive ». De quoi rassurer les bacheliers.

Guillaume Ouattara, blogueur-invité Le Monde Campus

 >>>Retrouvez notre enquête sur l’itinéraire de la fuite du bac de Philo

>>>Lire aussi : Une première fuite aux épreuves expérimentales du Bac 2017

>>>Lire aussi : Fuites aux épreuves expérimentales du bac 2017 : l’enquête du Ministère s’annonce compliquée

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Bac 2017 : 17 889 candidats des séries techno vont devoir repasser l’épreuve d’espagnol LV1

Contando Estrelas (CC BY-SA 2.0)

Pour certains candidats du bac technologique, cette session 2017 aura décidément un goût amer. Après une fuite des sujets de philo jeudi 15 juin, nouvelle déconvenue :  17 889 élèves de série technologique vont devoir repasser, ce vendredi 23 juin à 14h, l’épreuve d’Espagnol LV1 sur laquelle ils avaient planché lundi 19 juin.

La raison ? Quelques heures après la fin des épreuves, le Ministère s’est rendu compte que le sujet proposé était déjà tombé en septembre 2016 lors de la session de remplacement du bac (destinée aux élèves ayant eu un empêchement grave en juin).

Une enquête interne a été ouverte

Au Ministère, on cherche à comprendre comment une telle erreur a été rendue possible. « Les sujets sont censés être inédits pour chaque épreuve, nous explique-t-on rue Grenelle, lorsque le Ministère s’est rendu compte de cette erreur, une enquête interne a immédiatement été ouverte ».

Avant d’arriver face aux candidats, les sujets ont pourtant suivi un long processus. Conçus par des commissions d’élaboration qui ont pour but de proposer plusieurs sujets inédits, ils sont testés et évalués par des batteries de professeurs. Difficile, donc, de comprendre comment une telle erreur a pu se produire. L’Inspection générale de l’administration du Ministère de l’éducation nationale et de la recherche  a été saisie par le Ministre Jean-Michel Blanquer.

Des « couacs » en série pour ce bac 2017

Les candidats sont conviés à repasser l’épreuve ce vendredi 23 juin à 14h. Au Ministère, on précise que les corrections s’effectueront dans les délais prévus et qu’il n’y aura aucun impact sur la publication des résultats le mercredi 5 juillet 2017.

Et visiblement, la décision ne fait pas que des heureux :

Cette session 2017 est particulièrement mouvementée. Début-juin, des sujets des épreuves expérimentales étaient en vente sur internet à 20€. L’enquête de la Gendarmerie pour remonter cette fuite s’annonce d’ailleurs compliquée. Jeudi 15 juin, les mêmes élèves de série technologique devaient composer sur un sujet de secours en philosophie après la fuite des sujets sur plusieurs sites d’info. Certains d’entre eux n’ayant pas eu les bons sujets seront, d’ailleurs, évalués sur les sujets fuités.

Les épreuves écrites du bac devaient s’achever ce jeudi, elles  prendront finalement fin ce vendredi, après cette deuxième session d’Espagnol. Élèves comme organisateurs de l’examen pourront alors bénéficier d’un repos bien mérité.

Guillaume Ouattara, blogueur-invité Le Monde Campus

 

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Bac philo 2017 : des candidats des filières technologiques ont composé sur le sujet « fuité »

École polytechnique – J.Barande (CC BY-SA 2.0)

Tous les candidats au bac technologique de métropole auraient, normalement, dû composer sur des sujets de secours en philo, jeudi 15 juin, après que les sujets initialement prévus pour l’épreuve ont été publiés en ligne la veille.

Mais il apparait que dans plusieurs lycées, les élèves de section technologique ont composé sur les sujets ayant fuité, et non les sujets de secours.

« J’ai appris sur Twitter qu’on avait composé sur le mauvais sujet »

Cassandra, élève de terminale STL du lycée Grandmont de Tours, passait ses écrits dans un autre lycée de la ville, Marmoutier. « Nous avons composé normalement dès 8h, confie-t-elle, il n’y a rien eu de particulier ». Mais en sortant de la salle, la candidate déchante. « En me connectant sur les sites d’infos qui proposaient les corrections des sujets, je me suis rendu compte que le sujet que j’avais traité n’y était pas », confie-t-elle.

Même son de cloche chez une autre de ses camarades qui a composé dans le même lycée. « A 8h03 j’ai commencé à travailler sur le sujet. Nous n’avons pas été interrompus pendant les 4h ». Mais en sortant de la salle, même déconvenue « j’ai appris qu’il y avait eu des sujets de secours et au début j’ai cru qu’on avait travaillé dessus, explique-t-elle. J’avais choisi de traiter la question ‘l’artiste doit-il répondre aux attentes du public’… mais je n’ai vu aucun corrigé ». Et pour cause, son sujet fait partie de ceux divulgués mercredi soir sur le site Guadeloupe 1ère à la suite de ce qui semble être une erreur de l’académie de Guadeloupe, et il n’aurait pas dû se retrouver sur sa table.

La scène s’est reproduite, à l’identique, au lycée Berlioz de Vincennes, dans l’académie de Créteil. Une élève de STMG nous explique : « nous n’avons pas eu de sujet de remplacement. J’ai appris sur Twitter qu’on avait composé sur le mauvais sujet ».

« Est-ce qu’on va devoir repasser l’épreuve ? »

Comment se fait-il que dans ces deux lycées les sujets de secours n’aient pas été distribués ? Mystère. Mais les trois candidates se posent la même question : « est-ce qu’on va devoir repasser l’épreuve ? ». Si seuls les deux lycées pour lesquels nous avons recueilli des témoignages n’ont pas distribué les sujets de secours, cela représente une centaine de candidats sur les quelques 140 000 qui passent les épreuves de la filière technologique.

Trois scénarios sont désormais envisageables. Premier scénario, ne pas tenir compte de ces quelques cas isolés et évaluer tous les élèves sur le sujet qu’ils ont traité, fuité ou non. Second scénario, faire repasser l’épreuve de philo aux candidats ayant reçu le mauvais sujet. Dernier scénario, le plus délicat :   faire repasser les 140 000 élèves de filières technologiques sur un nouveau sujet. Pour l’heure, le Ministère indique « enquêter en interne » pour faire toute la lumière sur les faits survenus. La rue Grenelle ne se prononce pas sur une éventuelle décision.

Ce nouveau couac n’est pas sans rappeler une affaire similaire ayant eu lieu en 2011 avec l’épreuve de SVT. A l’époque aussi, des sujets de secours avaient été imprimés dans toute la France suite à l’ouverture d’une enveloppe avant l’heure. Mais dans un lycée de région parisienne, les candidats avaient composé sur le sujet divulgué. Pas d’annulation à l’époque, le Ministère ayant jugé que comme il n’y avait pas eu de fuite sur internet « cela ne remettait pas en cause la validité de l’épreuve ».

Toujours en 2011, en raison d’une fuite d’un des sujets d’exercices de maths, découverte après l’épreuve,  le Ministère avait décidé de ne pas prendre en compte cet exercice dans la notation  plutôt que de convoquer les milliers de candidats concernés pour repasser l’épreuve.

EDIT Lundi 19 JUIN 2017 : Tout en soulignant, le «  professionnalisme et la mobilisation des services des examens et des établissements », le Ministère nous apporte quelques éléments de précisions sur ces candidats ayant composé sur des sujets fuités : « dans l’hypothèse où l’erreur a été découverte tardivement, afin de ne pas pénaliser les candidats, il a été décidé de laisser composer ces derniers jusqu’au bout de la durée réglementaire de l’épreuve. La correction de ces copies bien identifiées se fera dans les mêmes conditions réglementaires et sera soumise aux mêmes exigences de qualité que l’ensemble des copies. Elaborés par la même commission, les sujets dits « principaux » et les sujets de secours sont d’égale qualité et d’égale exigence ».

Guillaume Ouattara, blogueur-invité Le Monde Campus

 >>>Retrouvez notre enquête sur l’itinéraire de la fuite du bac de Philo

>>>Lire aussi : Une première fuite aux épreuves expérimentales du Bac 2017

>>>Lire aussi : Fuites aux épreuves expérimentales du bac 2017 : l’enquête du Ministère s’annonce compliquée

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Comment remplir intelligemment sa calculatrice pour le bac 2017 ?

Lucas Hayas (CC BY-SA 2.0)
Lucas Hayas (CC BY-SA 2.0)

Plus que quelques jours avant le début des épreuves du Bac 2017… Et ne soyons pas naïfs : dans la plupart des calculatrices des candidats au bac, on retrouve, chaque année, des programmes-antisèches. Attention, à partir de la session du bac 2018, les calculatrices programmables seront interdites.

Et pourquoi s’en priver ? Du simple pense-bête de formules à la véritable encyclopédie de cours : tout est possible avec sa TI ou sa Casio.

Mais quitte à optimiser sa calculatrice pour les épreuves de maths ou de physique, comment Lire la suite « Comment remplir intelligemment sa calculatrice pour le bac 2017 ? »

Lancement d’un concours étudiant pour « remettre l’humain au coeur des enjeux du numérique »

École polytechnique – J.Barande (CC BY-SA 2.0)

Il y a quelques semaines, je suis tombé sur un article du magazine américain Wired intitulé, « Hey computer scientists! Stop hating on the humanities » (« Hey les informaticiens ! Arrêtez d’haïr les sciences humaines »). Emma Pierson, son auteure, y expliquait que pour être un bon informaticien, il ne faut pas seulement savoir débiter des lignes de code (même si c’est un pré-requis), mais il faut pouvoir faire face à des problèmes éthiques et avoir le recul nécessaire pour réfléchir aux implications du code que l’on est en train de produire.

Et l’informaticienne de détailler plusieurs cas de conscience qui se sont présentées à elle dans ses expériences passées : « Dois-je écrire un programme qui va télécharger des milliers d’échanges d’adolescents souffrant de troubles du comportement alimentaire sur des sites de soutien pour anorexiques ? Écrire un programme pour poster des messages de suicide anonymes sur des forums de centaines d’universités pour voir lesquelles proposent le meilleur soutien ? De fait, ma réponse à ces questions était ‘non’. Mais je l’avais envisagé. Et la gloire et le péril des ordinateurs, c’est qu’ils magnifient tous vos caprices. Une impulsion initiale devient un programme qui peut nuire à des milliers de personnes ».

En clair, et si l’on suit le raisonnement de l’auteure, au quotidien l’informaticien doit pouvoir être à la fois penseur et codeur. Le machine learning, le data mining et autres big data, sont autant de technologies qu’il faut savoir développer techniquement et mettre en perspective éthiquement. Une double-compétence insuffisamment développée dans la formation des étudiants en informatique, à ses yeux.

Je ne peux que partager le constat de cette importance des sciences humaines dans la formation des informaticiens et, soyons fous, des ingénieurs toutes disciplines confondues. A ceci près qu’étant moi-même étudiant dans une formation intitulée « humanités et technologie » et qui prend le pari de mettre au même plan les sciences humaines et les sciences dures, je nuancerais quelque peu son pessimisme concernant la formation actuelle des informaticiens.

Un concours ouvert aux étudiants pour favoriser l’émergence d’un « humanisme numérique »

Alors, lorsque quelques jours après cette lecture passionnante Guillaume Rolland, l’inventeur du réveil olfactif primé par Google et digne représentant de la French Tech à l’étranger, m’a contacté pour me présenter un concours mêlant sciences humaines et numérique qu’il parraine, je n’ai pu qu’être intéressé par son projet.

Son petit nom ? Le Reboot challenge. Son concept ? Proposer aux étudiants de tous horizons (sciences, économie, sciences humaines…) de créer un projet pour remettre l’homme au cœur des enjeux du numérique.

Il y a trois pôles autour de ce concours : la société, le vivant et la planète. L’étudiant désireux de participer doit proposer, pour l’un de ces pôles, un projet sous la forme qu’il souhaite : produit, application, service, manifeste, projet de loi, création artistique… A chaque fois, il doit s’agir de penser le numérique au regard du pôle en question et de concevoir un projet qui permette de concilier les deux.

Porté par la chaire « l’humain au défi du numérique » du Collège des Bernardins, cet appel à projets est ouvert jusqu’au 30 mai pour les étudiants toutes filières confondues. Dans un premier temps, les candidats doivent présenter de manière générale leur projet et, s’ils sont retenus à l’issue de cette première phase, ils auront jusqu’à fin-juin pour le mener à bien. A la clef, des prix allant jusqu’à 3000€. Alors bon courage et « soyez les acteurs du numérique de demain », nous glisse Guillaume Rolland, en guise de conclusion.

Pour en savoir plus sur ce concours, rendez-vous sur le site du Reboot Challenge.

A LIRE SUR CE BLOG :

>> Vis ma vie d’étudiant-ingénieur en stage

>> A seulement 31 ans, je suis à la tête de trois entreprises

Au fait, le bac c’est dans un mois…

École polytechnique – J.Barande (CC BY-SA 2.0)

Ce dimanche 14 mai avait une petite saveur particulière. D’abord, et évidemment, pour les raisons politiques que l’on connaît. Comme tant d’autres, j’ai transgressé mes habitudes en allumant ma télé à 9h. En lieu et place du Jour du Seigneur, j’ai pu assister à la fameuse passation de pouvoir.

La journée avançant, je me suis fait la réflexion que, n’en déplaise à Christine B, cette cérémonie n’était pas si différente de la messe dominicale. Il y avait là toute une horde de fidèles venue clamer sa ferveur et tenter d’apercevoir le nouveau saint des saints. Et puis tout semblait précis, millimétré, régi par un protocole quasi-clérical. Enfin, des dizaines de discours se sont enchaînés résonnant comme autant de prières et d’incantations… Pour citer Hegel, dimanche devant ma télé, « j’ai vu l’Esprit du Monde à cheval » (ou plutôt en DS7 crossback).

Mais je m’égare ! Non, il y avait autre chose dans l’atmosphère dominicale. Quelque chose d’à la fois lointain et familier. Le retour des beaux jours et de l’été ? Non, ça n’était pas ça… C’est en consultant ma boîte mail que j’ai eu le déclic. Dans mes spams, j’ai lu un mail envoyé par un obscur site de cours en ligne auquel je m’étais inscrit il y a 4 ans. Et j’ai soudain réalisé : dans un mois jour pour jour, c’est le début du bac !

D’un côté, il y a les lycéens prévoyants…

Ça me fait toujours un petit choc de réentendre parler du bac. D’abord, parce que ça me rappelle que le temps passe, inlassablement. J’étais concerné par toute cette effervescence il y a 4 ans, déjà… J’ai le sentiment que c’était hier… En outre, quel que soit le niveau où l’on se trouve, le bac vient mettre un point final à notre année scolaire. Il est le dernier maillon des traditions de fin d’année qui commencent par le Festival de Cannes et se poursuivent avec Roland Garros.

1 mois… 4 semaines… 31 jours… J’imagine parfaitement dans quel état d’esprit se trouvent les lycéens. Il y a celles et ceux qui, prévoyants, ont déjà bien entamé les révisions. Les fiches s’accumulent sur leur petit bureau d’écoliers, les annabacs jonchent le sol de leur chambre et avec eux les premières questions. « Mais en fait quand est-ce qu’on utilise le T.V.I (théorème des valeurs intermédiaires) ? », « en philo, est-ce qu’on est obligé de citer les auteurs ou bien est-ce que donner leurs grandes idées sera suffisant ? », « si je vais aux rattrapages, est-ce que je serai obligé d’acheter un costard pour faire bonne impression ? ». Ceux-là entament officiellement leur dernier mois de révisions.

Souvent, ils ont imprimé les articles de conseils pour réussir le bac, appliquent à la lettre les méthodes de gestion de stress et ont regardé toutes les vidéos conseils de Youtubeurs lifestyle. Ils ont adapté leur régime alimentaire pour favoriser leur mémoire, se sont mis à boire du thé (alors qu’ils détestent ça, mais il paraît que ça aide la mémorisation) et ont, pour certains, commencé des cures de vitamine.

…De l’autre côté, il y a les procrastinateurs

Et puis il y a les autres. L’écrasante majorité silencieuse. Ceux qui vont entamer leur tout premier mois de révision. Ceux-là fuient à tout prix leurs camarades qui sont déjà pris dans le tourbillon des fiches. Ils esquivent les discussions qui tournent autour de « la question 3 de la partie 2 de l’exercice IV de maths tombé à Pondichéry en 2008 », et soufflent bruyamment quand leurs profs les incitent fortement à « se mettre au boulot ».

Je tiens à m’adresser à ces vaillants soldats de la procrastination – dont je faisais partie en 2013 : il est temps d’entamer vos révisions, camarades… 😦

A vrai dire, ces adeptes de la dernière minute n’ont pas été aidés par les médias. D’habitude, dès la fin du mois d’avril les JT nous servent les sujets marronniers sur le bac. Entre les camps de vacances pour réviser « dans un cadre serein et convivial  », le comparatif des méthodes les plus efficaces et les conseils d’obscurs pédopsychiatres pour bien dormir avant les épreuves, la période devrait être celle du matraquage pour la team dernière minute. Oui mais voilà. La grande histoire a rattrapé la petite. Élection présidentielle oblige, les médias avaient d’autres chats à fouetter. Mais je compte sur eux pour se rattraper dans les prochains jours (preuve en est ce billet de blog…).

Dans cette dernière ligne droite ne fichez pas tout en l’air !

Alors comment aborder ce dernier mois de révision ? Comment se préparer au bac si lointain et si proche à la fois ? Eh bien le secret c’est de voir ce mois comme un marathon où il va falloir s’accrocher. Normalement le gros du travail s’est effectué tout au long de l’année. Les contrôles et autres bacs blancs ont permis aux élèves de sédimenter les cours dans leur esprit, d’être au point niveau connaissances. Ce dernier mois doit, donc, être consacré à se remettre en mémoire tous les cours, relire les définitions de maths, vérifier que l’on connaît bien les démonstrations des ROC (restitutions organisées de connaissance).

Attention, toutefois, à ne pas tomber dans le travers du fichage intempestif. Recopier tous ses cours sur des fiches bristols, c’est se donner l’impression de travailler en mettant, en réalité, son cerveau en pause. Ficher peut être une bonne méthode, à condition d’être actif et d’apprendre en parallèle.

Beaucoup d’élèves deviennent de véritables secrétaires au moment des révisions. Les cours sont empilés les uns sur les autres et ils sont perçus comme une entité abstraite qu’il faut retranscrire sur fiches bristol avec de jolies couleurs (rouge pour les titres, vert pour les définitions et bleu pour le contenu). Si ce travail n’est pas accompagné d’un véritable engagement intellectuel avec le cours, il ne sert à rien…

Le secret du bac ? Le manque d’originalité des concepteurs de sujets

Pour finir, il va falloir s’exercer encore et encore sur les annales. Je vais vous dévoiler le GRAND secret du baccalauréat : les concepteurs de sujets n’ont AUCUNE originalité ! Dans les matières scientifiques on retrouve TOUJOURS les mêmes questions formulées, parfois, un peu différemment. Du coup, en s’entraînant sur les sujets tombés les années précédentes, on a de bonnes chances d’aborder les épreuves le jour J avec une impression de déjà vu !

Je m’adresse, désormais, à mes amis terminales. Le mois qui s’annonce vous paraîtra, sans doute, éprouvant, dur, compliqué. Ce sera celui des doutes, des remises en question et des angoisses. C’est tout à fait légitime. Mais sachez qu’au bout de ce long chemin une récompense vous attend : le diplôme du bac. Alors arrêtez de remettre vos révisions à demain, lancez-vous, faites des annales, trompez-vous, apprenez de vos erreurs pour être performants le jour J. Et qui sait, dans 20 ans, peut-être, vous serez celui ou celle qui sera accueilli sur le perron de l’Élysée par un beau dimanche de mai…

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