En classe préparatoire : « la vie est un long stress fébrile »

Crayon à papier cassé en deux
Benjamin Watson (CC BY 2.0)

C’est une situation que j’ai l’impression d’avoir vécue des centaines de fois durant mon année de classe préparatoire scientifique.

Après une journée de cours plutôt dense, je me retrouve avec deux camarades de classe face à une porte fermée, attendant que l’examinateur de notre khôlle (interrogation orale hebdomadaire) nous fasse pénétrer dans la salle.

Souffle court, révisions fébriles de dernière minute et tics nerveux : nous sommes sous l’emprise d’un stress qui croît au fur et à mesure que l’attente se prolonge.

Un stress omniprésent

Soyons bien clair dès le début : en prépa, le stress est présent partout et à chaque moment du cursus. Pas une journée ne passe sans que nous ne soyons pris par une bouffée d’angoisse, une sensation d’inconfort ou une envie de rapidement disparaître.

D’ailleurs qu’est-ce qui fait stresser un élève de classe prépa ? Un peu tout en fait. Un cours de physique assez dense à apprendre pour préparer la colle du lendemain, un devoir maison un peu fastidieux à rendre pour hier, ou encore un devoir surveillé de maths que l’on s’apprête à faire sans avoir vraiment compris toutes les notions du cours. Bref, cela relève à la fois d’une forme de perfectionnisme, d’une volonté de bien faire, mais aussi d’une certaine dose d’appréhension face à l’approche des concours…

Alors certes, tout le monde ne réagit pas de la même manière face à la pression. Pour certains, cette petite tension peut se révéler être une stimulation bénéfique dans le travail et peut agir comme un moteur de la réussite. Mais pour un bon nombre d’élèves de classes prépa, ce stress quasi-permanent est souvent très mal vécu.

Car, s’il peut être grisant de stresser et d’obtenir des résultats à la hauteur de nos espérances, quand on a le sentiment de s’angoisser pour rien, la dose de pression que l’on s’inflige ne fait qu’augmenter.

Une pression imposée par les professeurs

Certains détails insignifiants prennent alors une dimension assez monstrueuse. Le moment où notre professeur de Physique-Chimie nous rendait nos devoirs surveillés était, par exemple, devenu une épreuve assez insurmontable. Les copies étaient, en effet, classées dans l’ordre décroissant. Autant dire que quand on a planté un devoir, l’attente peut, parfois, se révéler très pénible.

Il me reste, également, en mémoire un grand nombre de scènes assez pathétiques mais qui pourtant représentent bien l’état d’esprit de la prépa. Le grand moment angoissant du jeudi-matin c’était de savoir si notre prof de maths allait nous faire, ou non, une des interrogations surprises dont lui seul a le secret. Ainsi, dans le bus me menant en cours, le grand débat était de savoir s’il existait, ou non, des raisons qui le pousseraient à nous interroger.

Bien plus qu’une petite gaminerie un peu niaise, ce questionnement était une manière de dissiper notre angoisse qui, pourtant, était belle et bien installée. En effet, si en arrivant notre professeur nous demandait de garder nos cours dans le sac, on avait l’assurance de passer un mauvais quart d’heure…

Une angoisse parfois dévastatrice

Mais ce que je retiens de mon passage par la case prépa, c’est que le stress peut littéralement dévaster un jeune bachelier à peine sorti du lycée. Par exemple, l’un de mes camarades, qui supportait particulièrement mal la pression, a dû suivre un traitement médical pour tenter de dépasser son angoisse quotidienne. Un peu rude quand on n’a que 18 ans… Une autre de mes camarades a arrêté son cursus en plein milieu d’année subissant, elle aussi, des contrecoups médicaux liés à cette cadence imposée. Un élève d’une autre des classes de la prépa où j’étudiais a eu recours à une solution plus radicale pour tenter de mettre fin à la pression…

D’aucuns diront que ces élèves n’étaient pas faits pour la prépa. C’est un argument qui peut se tenir mais qui,pour le coup, a de quoi laisser songeur… En prépa, il faudrait, donc, être un élève dénué de sentiments, capable de faire face à une avalanche de critiques, de supporter sans dommages la pression, et le tout avec le sourire…

Les professeurs ont bien conscience de cette pression qui s’exerce sur leurs élèves. S’ils en jouent parfois en nous rappelant les échéances à venir, ils peuvent aussi se montrer compréhensif face à des situations difficiles. L’un de mes camarades, dans un moment de détresse scolaire, a pu bénéficier d’une diminution de sa charge de travail le temps de retrouver prise.

Finalement, à quoi bon ?

Alors, bien que je comprenne parfaitement tout l’objectif des prépas et que je sache qu’elles peuvent apporter beaucoup à un élève, je me demande vraiment : « à quoi bon ? » C’est vrai ça, pourquoi au juste faire vivre à des pré-adultes une espèce d’épreuve d’endurance psychologique visant à les faire atteindre leurs limites mentales ? Passer deux voire trois ans de sa vie sur la corde raide, tentant vainement de faire face à l’avalanche de  travail qui nous tombe dessus tout en maintenant un équilibre de vie, est un exercice compliqué.

Dans le meilleur des cas, les anciens élèves de classe prépa parleront quelques années plus tard de leur expérience comme « la meilleure période de leur vie », celle où ils ont pu se dépasser et découvrir leurs limites. Ce sera tant mieux pour eux. Mais dans le pire des cas, ils resteront marqués et affectés par ce qui s’apparente – parfois – à une forme de torture psychologique.

Retrouvons-nous sur Facebook et sur Twitter pour prolonger le débat.

170 commentaires sur “En classe préparatoire : « la vie est un long stress fébrile »

  1. Bonjour,

    Les prépas ne préparent pas nécessairement les meilleurs mais préparent pour le meilleur, pour le haut du classement.

    Je me permets de réagir suite à la lecture des commentaires. Je vous recommande à tous l’ouvrage de Muriel Darmon « Les classes préparatoires ». Ce travail sociologique donne un certain nombre de clefs pour décrypter l’ambiance et les exigences des prépas, notamment sous l’angle de la « culture de l’urgence ». Cette lecture, je pense, vous permettra de vous désolidariser de votre expérience personnelle pour voir les finalités du « formatage prépa ».

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  2. Sans vouloir rentrer dans une quelconque polémique, l’article est vraiment à charge.
    Pour sortir personnelement de 3 ans de prépa, je trouve que certaines généralités sont absolument fausses :

    « Soyons bien clair dès le début : le stress est présent partout et à chaque moment du cursus ». Dès cette phrase, l’analyse perd totalement en crédibilité. Si les concours où les échéances peuvent être stressantes, tout n’est pas que dépression nerveuse. Un élève médian n’a pas de soucis à se faire pour son passage en seconde année, et seuls les concours sont objectivement un moment décisif. Après il y a plein de places dans plein d’écoles très biens, donc c’est pas forcément un stress légitime.
    Quand aux stéréotypes du prof sadique, il y a de tout dans les profs, du très gentil au méchant, du très brillant au plus nul.

    Je ne dis pas que la prépa est un moment de plaisir, ni qu’elle ne peut pas être particulièrement éprouvante pour certains mais la généralisation est caricaturale, et ne permet pas de réflechir aux véritables enjeux :
    Est ce un modèle pertinent pédagogiquement ? économiquement ? Quels équilibres sont envisageables entre le système Fac et la formation plus suivie de prépa ? etc…

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  3. Il s’agit de l’expérience telle que l’a vécue une seule personne. Des élèves de la même classe peuvent avoir un vécu différent, et idem pour ceux d’autres classes ou d’autres lycées. La statistique sur un cas ce n’est pas de la science. Pas terrible pour un futur ingénieur.
    Il y a une variabilité énorme selon les prépas, notamment en termes de pression. Il y a une variabilité énorme selon les étudiants. Bref….lire le journal d’un étudiant pourquoi pas, mais là non merci.

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  4. Totalement d’accord, chaque année vient une poignée d’articles sur le thème du prépa-bashing, c’est devenu une sorte de rituel.

    Bon élève (boursier) d’un lycée de banlieue j’ai connu un fort niveau d’exigence et de travail dans l’un des meilleurs lycées parisiens pendant mes 2 années de classe prépa, sans ressentir l’oppression et l’angoisse omniprésente que décrit l’auteur.

    Passé les premières mauvaises notes (et la maturité aidant sans doute), on se concentre sur l’essentiel : comprendre un cours et des concepts abstraits (prenant conscience du faible niveau du secondaire au passage) pour réussir ses concours, système imparfait comme tout autre mais où être un « fils de » n’offre pas d’avantage le jour J.

    Ce n’est certes pas fait pour tout le monde, mais personne n’est obligé de passer par là (ni même par des études scientifiques!) où d’y rester si l’expérience est déplaisante.

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  5. Qu’il est bon et facile de taper sur les prépas…
    Trop de stresse ? Mais qui nous oblige à rester, quand les inscriptions à la fac sont possibles encore bien après les premières semaines passées dans cet « enfer ». Ce n’est surement pas le prix des inscriptions pour rentrer en classe préparatoire car il n’y en a pas.
    Une classe préparatoire où les profs font régner « la terreur » ? Il n’est pas interdit de s’informer sur la réputation de l’établissement où l’on va avant de s’y engager. Une règle est simple, plus l’école est sélective dans les admissions, plus l’année sera dur alors il serait peut-être bien de regarder vers les classes préparatoires de province plutôt que de se plaindre toute l’année contre des profs qui exigent un niveau qu’on ne peut peut-être pas fournir.

    J’ai passé deux ans en classe préparatoire et ce fut pour moi les deux meilleurs années de ma scolarité. Je ne parle pas de résultat mais de l’esprit de la prépa. C’est un passage rude, qui n’est surement pas adapté à tous mais qui est bien plus formateur à de nombreux égards que le système plus souple de la fac. D’ailleurs, je pense de plus en plus que la fac aurait intérêt à regarder de plus près le système des prépas car les universités sont un modèle qu’il ne faut surtout pas critiquer mais qui depuis ces derniers temps se détériore à grande vitesse. Manque de moyen, absence d’encadrement, suppression des différentes matières, des contenus de cours plus que léger, une illusion de contrôle continu, une grande disparité de niveau mais aussi de reconnaissance entre les différentes facs…
    Il est plus que temps de critiquer ce qui mérite de l’être et de laisser les prépas faire ce qu’elles font de mieux : former de bons élèves voire de très bons et les aider à échapper au système absurde de la fac pour deux à trois ans…

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  6. J’aime bien le dernier paragraphe de cet article. De ma prépa MP chambérienne pourtant « familiale » (et dans laquelle l’ambiance entre élèves était bonne), j’en garde le souvenir de professeurs profondément humiliants (Patrice S. si tu lis cet article, toi et tes  » votre copie, de toute ma vie je n’ai jamais vu cela »…) et un profond dégoût pour les mathématiques, physique et français, qui durera probablement à vie. Et parfois quelques rêves toujours là 20 ans après, à base de copies à rendre ou d’exercices insolubles.
    Objectifs pédagogiques totalement atteints, donc.

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  7. Bien sûr que c’est une torture inutile, les profs sont condescendants, ils vous formatent. Jusqu’à dire: vous êtes l’élite de la nation. Ridicule, parfois humiliant. On peut réussir sans. Si l’on est passionné.

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  8. Pour être passé par une bonne prépa de province et ayant été dans les derniers, je pense que la raison principale de la difficulté pour certains est l’écart entre le niveau nécessaire pour être un très bon élève de lycée et suivre en prépa.
    Actuellement, on peut avoir 18 de moyenne au lycée et ne pas avoir le niveau pour suivre en prépa.
    C’est cette mystification du lycée qui est criminelle ! Et certains profs de lycée, qui ont eu leur CAPES de maths de justesse, sans passer par les prépas ne savent même pas ce que ça signifie d’être bon en maths et de ce fait ne peuvent pas conseiller leurs élèves de terminale !
    Etre bon en maths en terminale, c’est être capable de faire les épreuves du Concours Général ou des OIM seul, même en y passant 10 heures.
    Si on est pas capable d’en faire un seul, alors oui on va souffrir en prépa.
    Sinon, on va passer 2 très bonnes années.
    Pourquoi, les écoles de musique de province ne présentent-ils jamais leurs meilleurs élèves au concours Chopin par exemple ? Hein, pourquoi ?
    Parce qu’ils savent qu’il y a un gouffre entre le niveau de leur meilleur élève et le concours Chopin.

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  9. Passée par la prépa (littéraire), j’ai commencé par ramer la première année, comme tout le monde, surtout que j’avais eu l’idée brillante de caser toutes les options qui tenaient dans mon emploi du temps : latin renforcé, grec ancien pour grands débutants, allemand renforcé comme deuxième langue et cartographie. Je n’ai rien lâché, mais j’ai fini par laisser tomber l’apprentissage du vocabulaire en grec et en allemand, quitte à me prendre des tôles autant ne pas travailler. Une facilité pour la traduction m’a permis de faire des « progrès » dès que l’apprentissage du vocabulaire et de la grammaire a été remplacée par des versions (j’avais un don pour trouver les mots dans le dictionnaire de grec et les agencer dans le bon ordre).

    Bref, dès la première année, mon instinct de survie m’a permis d’apprendre à faire la part des choses et à ne pas mourir pour une copie (j’ai même rendu en retard un devoir de philosophie, j’en frissonne encore). Très perfectionniste, très angoissée, cette année m’a permis d’apprendre à me calmer, et à « rentabiliser » mes efforts. J’ai aussi appris à encaisser les mauvaises notes, à comprendre que je n’étais pas aussi douée que je pensais l’être.

    La deuxième année, j’ai appris qu’un concours de l’IEP que je voulais tenter tombait le même jour qu’une de mes épreuves pour l’ENS. Le concours prestigieux, c’était cuit. Une pression de moins (au passage, je n’ai pas réussi l’IEP, ayant consacré trop de temps à la prépa et pas assez à ce concours). De toute façon, mes notes étaient calamiteuses.

    J’ai fait la troisième année par pur plaisir, je me suis rendu compte que j’aimais beaucoup cette formation. Réussir le concours ou avoir une sous-admissibilité n’aurait rien gâché, réussir mes concours d’IEP non plus, mais ce n’était plus ma priorité. C’est cette année que j’ai vraiment mis en application un principe développée les deux années précédentes : « je vais me coucher, j’ai sommeil, on verra demain ». Finies les nuits blanches, je n’avais plus cette pression monstrueuse (un brin de stress permanent quand même), j’ai assumé les conséquences de mes actes et soutenu le regard désapprobateur de mon terrifiant professeur de philosophie.

    Bref, j’ai appris à travailler beaucoup (à travailler tout court), à être très efficace dans mon emploi du temps, mais aussi à respecter mes limites. La privation de sommeil est très contre-productive. On ne peut pas toujours faire un travail parfait, tant pis pour l’introduction « bateau », au moins le plan est correct. Au final, à moins de viser un concours, tout ce qu’on risque à mettre un point final au devoir, c’est une mauvaise note et un commentaire acerbe.

    Rien de terrible si on mettait en application une recommandation d’une de mes profs d’Histoire : « il y a une vie en-dehors et après la prépa ». J’ai fini à la fac (« vade retro Satanas »), très heureuse dans ma formation d’archiviste même si je me suis ennuyée à mourir la première année. Le choc des 20 heures de cours par semaine et pas de devoirs le soir fut rude. C’est grâce à la prépa que je n’ai pas paniqué face aux cours d’informatique (j’aurais été plus à l’aise en cours de coréen) et face à ces lignes de code.

    Je pense que la prépa est une bonne formation, à condition de ne pas se laisser dévorer. En ce sens, c’est une bonne préparation à l’univers professionnel. On doit apprendre à supporter une pression importante et à savoir relativiser et mettre des limites. C’est une formation qui ne convient pas à tout le monde, tout comme l’apprentissage, l’alternance ou la fac. D’ailleurs, on peut partir en cours d’année. Personnellement, j’aurais détesté passer deux ans à jongler entre l’école ou une entreprise. C’est la richesse du système français (toujours perfectible) que de proposer des cursus très variés. Cela relève de la responsabilité individuelle de comprendre que même si l’on emprunte pas la voie « royale » (il m’a fallu longtemps avant de comprendre que la fac, ça pouvait être un endroit très bien avec des cours très intéressants), notre vie n’est pas fichue à 20 ans.

    Je n’ai jamais réussi mes concours, mais j’avais eu de bonnes notes à la deuxième tentative (étant tombée une bonne année, la barre d’admissibilité était très haute), j’ai eu une bonne moyenne sur l’ensemble de mes trois années, et une double équivalence Histoire et Géographie avec mention très bien, sans compter un beau paquet de connaissances. Au final, j’ai un métier que j’adore après des études qui m’ont beaucoup plu.

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  10. Ici, pas de partage de mon expérience personnelle de la prépa, pour ne pas biaiser mon propos. Sachez que je suis en CPGE voie Economique et Commerciale (qui n’est pas à sous-estimer en termes de rythme et d’exigences, je vous prie).

    La prépa est toujours sujette soit à des réactions très élogieuses, soit à des critiques sévères (l’extrême ou l’autre). Et parfois, on en oublie que la prépa est un passage qui mène à un diplôme bac+5, si l’on va jusqu’au bout du parcours.

    Avis aux lecteurs qui sont en prépa et qui s’identifient à l’auteur de cet article : ce qui est décrit est ressenti par des étudiants, peut-être par un ou plusieurs de vos camarades de classe, c’est possible. Ces élèves (vous) ne se mettent pas forcément la pression « tous seuls », ils supportent mal tout simplement le stress constant d’un travail intensif, il n’y a aucun mal à cela. Vous aurez compris que certains moments où vous osez à peine parler de vos angoisses sont des « appels à l’aide », et c’est normal, c’est très bien de savoir les identifier. Parlez-en, n’attendez pas que tout le reste de la classe soit à votre niveau de stress pour vous exprimer, vous ne ferez que d’accumuler le stress. On a dit la prépa, pas le burn out. Take care.
    Avis aux lecteurs qui sont en prépa et ne s’identifient absolument pas à l’auteur : Si vous ne partagez pas ce sentiment de douleur insupportable, ne sous-estimez pas pour autant ce dernier : il peut être faible (ce qui peut soulager certains) mais il peut être fort. Dans le cas où la prépa n’est pas bien vécue par l’un de vos camarades, je vous conseillerais, si vous me le permettez, de ne pas limiter votre réaction par des phrases de type « Faut relativiser ! » « ce n’est qu’une note ! » « mais arrête, tu auras une (l’) école ». Ces personnes ont besoin d’être encadrées par des adultes, de parler à des profs, à l’infirmier(ère) du lycée, et non de se sentir coupable de ne pas « tenir le coup ».
    Avis aux lecteurs qui ne sont pas en prépa : les étudiants en prépa ont toujours été habitués à avoir de très bonnes notes au collège et au lycée, certes, à avoir des facilités, certes, et oui c’est injuste, parce que la plupart d’entre vous auraient rêvé d’une formation dont les débouchés et les perspectives de carrières et d’emploi (surtout) ont l’air « garantis ».
    Permettez-moi de faire l’éloge de la prépa : pour aller dans votre sens, la prépa entraîne à la rigueur, requiert de l’organisation et l’adaptation à une certaine routine de travail et à des travaux contraignants. Autrement dit, la prépa est en principe une simulation de ce qu’on peut parfois vivre dans le monde du travail, ce qui est valorisant sur un CV. Les khôlles ? Une préparation à des oraux difficiles, pour moins se laisser intimider par la présence de jurés agrégés, bien placés dans leur domaine, devant lesquels on a peur de sortir une énormité ou deux (une fausse date d’histoire ou un barbarisme en langue…). A nouveau le bac français, quoi. Et puis, entre vous et moi, la prépa, c’est parfois agréable d’entendre par les médias qu’on fait partie de la « crème de la crème », non ? Non ? Bon.
    Permettez-moi désormais de nuancer ces éloges : sans remettre en question le système scolaire et universitaire français (le niveau des diplômés français faisant partie des atouts de notre économie à l’international, soit-dit en passant), il y a l’étudiant qui dans une formation honorable s’épanouit, car encouragé par des professeurs pas moins compétents pour autant ; et il y a celui qui se sent constamment (non, souvent) rabaissé par ses professeurs, par ses notes, par sa capacité à rester concentré moins de 8 heures par jour, mais qui est dans une formation d’excellence, dans l’élite. Lequel des deux étudiants décrits ci-dessus vous fait le plus rêver ? Ne soyons pas masochistes : se sentir rabaissé n’a rien de « challenging ». Ne soyons pas non plus naïfs : il y a des profs (sans généralité aucune), quelques-uns, parfois trop nombreux, qui ont pris l’habitude (oui) de réprimander trop fortement leurs élèves à en devenir fou, tout ça pour une erreur à un exercice ou pour quelques bavardages.

    Pour conclure, je présente mes excuses à ceux qui penseraient que je leur fais la leçon. Merci pour cet article car il dénonce le fait qu’on a parfois tendance à exiger des élèves de refouler leurs angoisses, déjà à 18 ans. Absurde! Et quel que soit l’âge, qui y voit du bon sens dans cette exigence ? Sûrement pas Freud, en tout cas.

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  11. Bonjour,
    je n’ai pas lu tous les commentaires, et je ne veux pas entrer dans les polémiques, mais je tiens à donner mon témoignage. J’ai fait une prépa littéraire, j’ai des amis en scientifique, en bio … j’ai donc une bonne vision d’ensemble sur les prépas en générale.
    Bien entendu la prépa c’est difficile, il y a des jours, des semaines stressantes mais c’est surtout parce que la masse de travail est importante. Il est nécessaire d’avoir une bonne organisation pour pouvoir être plus efficace et moins stressé.
    Bien sur notre travail n’est pas toujours récompensé comme nous l’espérions, mais il faut savoir ce détacher des notes et juste faire du mieux que l’on peut. D’autre part dans la vie de tout les jours c’est aussi le cas.
    Personnellement mes années prépas sont mes plus belles années, j’y est rencontré des personnes très intéressantes, j’y ai pleuré mais surtout ri!
    Attention je ne dis pas que ça à été facile ! mais j’ai fais le choix d’y aller et a aucun moment j’ai regretté ce choix.
    C’est un choix personnel! Je pense que les personnes qui n’y sont pas aller ne peuvent pas se permettre de commenter une expérience qu’il ne connaissent pas.
    Je pense aussi que les personnes qui ont eu une mauvaise expérience de la prépa ne devraient pas etre si radicale, s’ils trouvaient cela si terrible, pourquoi ne sont t’ils pas partie ?
    Le dicton dit: il faut souffrir pour être belle, je continue en disant qu’il faut faire des sacrifices pour avoir ce que l’on veut. Durant deux ans j’ai mis mes hobbies de coté et aujourd’hui je les retrouve avec plaisir dans l’école de je voulais.
    Monsieur Ouattara, avant de critiquer ce que font les autres commencez déjà par regarder ce qui ne va pas dans votre propre métier, cela sera plus pertinent.
    Bonne journée à tous,
    sans la moindre animosité
    Alizée

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    1. Bien que mon précédent post ait été censuré, je le remets tel quel, et je le mets au défi le censeur de m’expliquer en quoi il est incorrect :
      *Bonjour Alizée,
      Vous avez fait une prépa littéraire et pourtant votre post est bourré de fautes d’orthographe et/ou de syntaxe (près d’une dizaine), relisez vous ! »

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  12. Je crois que l’auteur de cet article n’a pas compris l’idée majeure de la classe préparatoire, à mon sens (ce qui pourrait expliquer son départ au bout d’un an seulement… Et ses articles un tantinet candides) : le recul.

    Au lycée, malgré mes résultats, j’étais continuellement stressé à l’idée de ne pas être à la hauteur de mes attentes (et de celles de mes professeurs) ; je me reconnaissais tout à fait dans le stress de la restitution des copies décrit ici.
    En classe préparatoire, j’ai vite compris qu’il était inutile d’angoisser à propos de mes résultats. Un 3/20 en maths ? Bah, je ferais mieux la prochaine fois ! Même en colle, mes résultats se sont améliorés dès qu’un de mes colleurs de maths (au demeurant excellent professeur) m’avait poussé à être un peu enthousiaste; dès lors, je venais en colle le sourire aux lèvres… Et avec mes camarades, nous riions de nos erreurs en devoir (et des commentaires des enseignants !).
    Bien sûr, il y avait du stress. Surtout à propos de la compréhension des notions du cours, ou des DM à faire sérieusement pour ne pas passer pour un tire-au-flanc et accéder à la classe étoilée. Mais comme un des commentateurs l’a dit plus haut, c’était plus de la fatigue que du stress.

    Bref, pour réussir en prépa, il faut savoir prendre de la hauteur et ne pas se laisser engloutir par le travail. En cela, c’est un système qui favorise la maturité, contrairement à ce que pensent certains de ses détracteurs, qui trouvent les taupins trop maternés par leurs professeurs.

    Après, le contenu des enseignements qui y sont dispensés est tout à fait discutable, mais ce n’est le sujet du débat.

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  13. il y a un point qui m’interpelle, et ce d’autant plus que je suis le seul apparemment à l’avoir relevé :
    j’entends bien plusieurs commentateurs (commenteurs ?) dire que l’auteur du blog n’a rien compris, que la prépa c’est formidable ça apprend à gérer le stress pour la future vie professionnelle etc. D’accord. Apprendre à gérer la pression et la charge de travail intelligemment, je pourrais être convaincu – ceci étant, il est dommage que les gens tenant ce raisonnement n’aillent pas jusqu’au bout et réclament une réorganisation des cours de prépa pour inclure des cours de gestion de temps/stress en début de prépa (ça serait logique : on vous met la pression, on vous apprend à la gérer puisque ce n’est pas forcément inné *)
    Bon.

    Mais je voudrais que les gens passent un peu moins vite sur cette phrase :
    « Le moment où notre professeur de Physique-Chimie nous rendait nos devoirs surveillés était, par exemple, devenu une épreuve assez insurmontable. Les copies étaient, en effet, classées dans l’ordre décroissant.  »
    Je n’ai jamais connu ce gimmick, mais ça pour moi ce n’est pas une bonne procédure pour générer du bon stress, c’est du sadisme. Pur et simple.
    Donner en privé le classement de chacun pour qu’il se situe et donne un coup de collier, soit. Féliciter publiquement un élève ayant particulièrement bien réussi un exercice par une méthode originale, parfait. Humilier en public le dernier ? Personne ne proteste ?

    Et l’auteur a tort de dire que c’est un « détail insignifiant », parce que malheureusement c’est un mécanisme qu’on retrouve dans le management de merde type « presse citron » qui s’étend de plus en plus. Et comme les prépas sont censés former les managers de demain, quel genre de manager est-on en train de produire avec ce genre de comportement ?

    Je suis passé en prépa, je n’ai jamais connu ce genre de chose. J’en déduis donc que, heureusement, cette pratique n’est pas universelle.
    Mais elle existe tout aussi manifestement, elle pose un réel problème (bien plus important que ce que l’auteur dit, sans doute par déni de sa souffrance).
    Au vu de cette expérience relatée, je suggère qu’on accorde à l’auteur le droit de dire qu’il a connu une prépa de merde. Et je suggère qu’on fasse passer le message que ce n’est pas parce qu’on est en prépa qu’on doit subir du harcèlement moral.

    (* on voit d’ailleurs que, sur ce point, la prépa c’est comme la fac : l’étudiant est lâché sans filets dans le grand bain, ce n’est pas la pédagogie la plus fantastique. Des facs ont mis en place depuis deux dizaines d’années des tutorats où les « anciens » aident les « nouveaux », peut-être envisager un système similaire en prépa ? C’est compliqué avec la charge de travail et le peu de temps, je sais bien – j’émets juste un début de piste).

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    1. Pour les notes: je ne sais comment ça se passe à présent, mais dans les années 70-80, toutes les notes de khôlles, devoirs, examens, etc. étaient affichées sur un tableau, au vu et su de tous. J’avais d’ailleurs remarqué que beaucoup de mes camarades étaient surtout intéressés par les cartons. Ceux des autres, bien entendu.

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    2. Le prof qui classe ses copies par ordre décroissant, je l’ai eu au collège. Sans parler de celui qui modifiait ouvertement les notes en fonction de son opinion sur les élèves (moi, j’avais des points en plus car j’étais calme et bonne élève, mais une de mes camarades avait systématiquement des points en moins à cause de sa teinture violette). A contrario, en prépa, je n’ai eu qu’un seul professeur désagréable, celui de philosophie (que j’ai traîné pendant trois ans, hélas). Il était capable de jeter ses copies à plat devant votre nez (et ce n’est pas facile pour qu’elle retombe dans le bon sens, nous avions fait des tests à l’internat) avec un commentaire acide. Il y avait systématiquement des larmes lors des premiers rendus de copie. Tous les autres étaient ou raisonnablement humains, ou très sympathiques. Notre prof de français de première année nous aurait tous adoptés si possible, et nous défendait contre son collègue de philosophie (« mais elle n’a pas l’air si mal cette copie… »). Elle a quand même emmené un de ses élèves à Paris en voiture pour qu »il puisse passer son oral du concours et l’a fait héberger chez une amie.

      Des sadiques, on en trouve à tous les niveaux dans l’enseignement, heureusement en minorité. Je pense qu’avec la pression de la prépa, le choc des nouvelles « habitudes » (ne plus avoir de bonnes notes, la charge de travail…), on ressent davantage les effets de l’humiliation… et on en garde les souvenirs les plus marquants, oubliant les professeurs normaux.

      Des élèves se trompent de voie et ne sont pas fait pour la prépa. Dans ce cas, il vaut mieux qu’ils partent en cours d’année ou ne rempilent pas. D’autres subissent des choses qu’ils n’ont pas à subir. Dans ce cas, c’est à leurs camarades de les épauler et aux autres adultes de prendre des mesures. On a presque tous fondu en larmes à un moment ou à un autre en prépa, à cause d’un sadique ou parce qu’on a trop tiré sur la corde (manque de sommeil, de nourriture…).

      C’est le genre de situation qu’on ne peut pas apprendre à gérer sans l’avoir vécu. Vous pouvez bien répéter aux gens qu’il faut dormir la nuit (nos professeurs et les élèves les plus anciens l’ont fait dès le début de l’année), c’est comme de dire à un ado de 17 ans qu’il ne faut pas boire, pas fumer, pas se droguer, se coucher tôt et être sage… ce n’est pas parce que les élèves de prépa sont plutôt « plus sérieux » que les autres (encore que…) qu’ils n’ont pas une certaine tendance à désobéir aux consignes. Les cours de gestion de pression, je n’y crois pas plus qu’à l’effet pédagogique des copies balancées à la figure de l’élève avec la remarque « le principe de charité m’oblige à ne rien dire ».

      Une prof de grec nous avait donné des conseils d’organisation (« répartissez-vous les lectures, faites des plannings, ménagez-vous du temps libre, discutez entre vous des sujets, organisez-vous pour faire des synthèses de vos cours… ») que personne n’a suivi au début, puis que tout le monde a fini par mettre en pratique au deuxième trimestre.

      L’auteur a le droit d’avoir connu une prépa nulle. D »autres ont le droit d’avoir apprécié ces années. La prépa ce n’est ni l’enfer ni le paradis, juste une formation particulière où l’on croise des êtres humains sous la forme d’élèves et de professeurs, avec un large spectre de personnalités. Comme la fac, l’alternance, l’apprentissage… Nous ne sommes pas tous pareils, certains apprécieront ce que d’autres détesteront. En première année de prépa, la fille qui partageait ma chambre d’internat a arrêté le cursus alors qu’elle aurait pu passer en deuxième année pour faire du droit, elle trouvait ce système oppressif et élitiste. J’y suis restée trois ans, alors que nous étions dans la même classe avec à peu près les mêmes professeurs. J’étais d’ailleurs celle qui avait le plus d’options et le plus de travail, mais nous ne le vivions pas du tout de la même manière.

      Maintenant, chacune de nous a quand même trouvé sa voie et a un travail qui lui convient.

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  14. En fait, ce blog, c’est pour témoigner de votre expérience d’élève ingénieur et de votre vie estudiantine, ou pour basher les classes prépa dans leur ensemble sur la base de votre seule année dans une unique prépa ? Parce que je trouve que les chroniques se concentrent beaucoup sur cette année passée et pas sur ce que vous vivez en ce moment. C’est au demeurant intéressant, mais ça manque un peu de nuance et d’actualisation…

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  15. Il y a bien une différence entre les prepas « moyennes » comme certains qualifient leur ancienne prépa et les prépas plus « elitistes » (dont l’auteur de cet article vient avec une probabilité de 1). Mon propos est le suivant : dans ces dernières (savoir la mienne et celle de Guilaume accesoirement) les élèves sont déjà tous triés sur le volet(la majorité avec une mention TB et 18 de moyenne au bac mais maintenant avec le recul c’est normal puisque le bac ne vaut plus rien); voire au lycée les élèves sont pré-prepares sans jeux de mots à faire prépa (soit 25% des effectifs de la classe tout de même). Ceci explique en parti la réussite des futurs taupins, sûrement que l’élève qui a fait une tentative de suicide n’était pas de cela. Après c’est une manière (comme une autre) d’obtenir de très bons classements de pousser à l’extrême et à faire de l’ecremage (car au fond les professeurs du garçon de l’article ayant tenté de mettre fin à ces jours sont contents au fond d’eux).
    Bien sûr on ne peut pas généraliser le point de vue de l’auteur à TOUTES les prépas. On a souvent le stéréotype du colleur vicelard (j’en ai connu) mais la plupart du temps ils sont là pour permettre de bien comprendre, les colles c’est limite un « cours » particuliers où on peut comprendre des subtilités que l’on n’a pas pu saisir en cour! Mais on ne peut pas généraliser certains commentaires « le système éducatif est pourri » car ce système est tout de même un ascenseur social à pas mal d’élèves venant de mieux défavorisés et permet un encadrement que l’on ne trouvera difficilement à la fac par exemple.
    Dans tous les cas que la prépa aie été traumatisante ou pas pour d’autres gens, on y sort forcément plus enrichi (même si certaines personnes l’ont mal vécu, au moins elles ont pu tester leurs limites et n’en sortent pas plus pauvres)

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  16. c’est vrai que c’est assez gênant cet engouement pour les prepas, du coup à quoi sert de maintenir des facs si ce n’est pas de bonnes formations ?
    Ma fille n’a pas voulu aller en prépa et a très bien réussi par la fac 3 ans puis IAE 2 ans, elle est maintenant responsable achats en grande entreprise, son CV sans prépa ne lui a pas posé de difficultés pour trouver de bons postes (29 ans actuellement).
    La case prépa est devenue tellement courante qu’on a l’impression que les employeurs commencent à voir un plus dans ceux qui ont réussit sans faire prépa !
    Je suis venue sur ce site pour mon fils de 17 ans , terminale S, excellent élève, mais ne souhaite pas aller en prépa, veut suivre une carrière scientifique, et comme il a la pression par ses profs pour aller en prépa je voulais lire vos avis, pour savoir si ne pas aller en prépa scientifique sera ou non péjoratif pour son avenir.
    Houlala c’est tendu vos échanges! Dommage cela n’aide pas trop à y voir clair….
    Perso suis dans le médical et suis toujours dérangée par le fait qu’en France les futurs médecins soient encore sélectionnés par cette première année de « bachotage » inadaptée, et sans aucune prise de conscience des motivations et psychologie des futur « élus »!
    Ce qui parait vraiment saugrenu dans beaucoup de pays voisins ou au Québec par exemple, reste de mise en France, par une sélection de têtes bien pensantes formatées sans tenir compte de toutes les qualités humaines qui font la personne, cela est vrai aussi pour nos actuels et futurs politiques, dommage.
    Un bon terreau varié et riche en différents éléments serait peut-être un plus pour une société avec des professionnels ayant aussi (en plus des capacités intellectuelles) des valeurs humaines, et ceci pour tous les domaines ; scientifiques, politiques, commerciaux, éducatifs etc..
    Au delà des cursus et réussites personnelles, la sélection par le cerveau et la résistance à la pression, sans tenir compte de la personne, n’est peut-être pas la meilleure des solutions ?

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    1. Quelques remarques pour quelqu’un qui voudrait faire des maths au-delà du premier cycle :

      1) La plupart des mathématiques étudiées en prépa forment une base indispensable pour la poursuite d’études en mathématiques. Les notions étudiées en physiques donnent également un éclairage très utile (mais une proportion non négligeable des matheux passés par une prépa y sont resté indifférents). L’anglais est bien sûr indispensable. Il reste le français et la chimie :-).

      2) Atteindre un niveau donné en math demande une motivation personnelle plus importante et sans doute un travail personnel plus important à l’université (où les professeurs s’adaptent à un niveau extrêmement faible et où ils n’ont pas le temps de corriger beaucoup de copies ni de donner des colles) qu’en prépa (où, en plus du fait que les élèves sont meilleurs et les professeurs plus disponibles, il y a l’émulation du concours).

      Si mon fils voulait faire des maths, je lui conseillerais très fortement la prépa, quitte à passer en L2 après la sup si ça ne lui convenait pas (ou en L3 après la spé s’il ne réussit aucun concours l’intéressant et s’il veut continuer à faire de la science !). La prépa ne convient pas à tout le monde, certains trouvent le milieu stressant, mais hors cas particuliers je pense qu’il faut tenter l’expérience ! À noter qu’il n’est pas indispensable de faire une prépa très bien côté. Il faut dans la mesure du possible viser une prépa à son niveau.

      Note : j’ai fait une prépa et je suis maintenant enseignant-chercheur en math à l’université.

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